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Arte flamenco, toujours plus endiablé

Le 07 Juil. 2017

6 jours, 4 scènes, 200 artistes. Avec ce festival, Mont-de-Marsan est à nouveau la capitale française du flamenco

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On vous l’avez annoncé à l’avance, et de la sorte, vous avez eu le temps de prendre quelques cours de danse andalouse. Ou de vous initier à cet art, n’est-ce pas ? La 29ème édition Festival Arte flamenco de Mont-de-Marsan  se déroule jusqu’au 8 juillet. Avec tout ce qu’il faut de vedettes et de talents…


Ce lundi 3 juillet en ouverture, on a pu apprécoer « …Aquel Silverio », par le Ballet flamenco de Andalucia, inspiré par la personnalité et le répertoire de Silverio Franconetti, chanteur sévillan du XIXe, et véritable créateur du style moderne.

Le Ballet, placé sous la direction artistique de Rafaeel Estevez, exerce, depuis sa création en 1994, le rôle d’ambassadeur du flamenco sur les planchers du monde entier.


Mardi on a dégusté un récital de la grenadine Marina Heredia. Digne fille de « El Parrón », elle a interprété soleares, alegrías, tangos, malagueñas, bulerías et fandangos, le tout avec une maîtrise technique et artistique remarquables.

En seconde partie, Antonio Molina « El Choro » et Gema Moneo ont dansé sur « Bayles de Jitanos », des musiques andalouses et gitanes, et aussi afro-américaines, mauresques ou populaires. De quoi casser les codes.


Mercredi,  la compagnie andalouse Anabel Veloso s’est produite sur un spectacle flamenco tiré de l’œuvre de Saint-Exupéry, « Le petit prince », avec les enfants des classes de CM1 de l’école primaire du Parc de Toulouzette, de Saint-Sever.

Au Café cantante s’est présentée Patricia Guerrero, sur « Catedral », sacré Giraldillo du meilleur spectacle à Séville, suivi d’un « bord de scène », permettant au public de discuter avec elle.


Jeudi, patates aussi, au Café cantante. En premier, c’était la danseuse Rosario Toledo sur « ADN ». Ensuite, sous la forme d’un « Récital en famille », Pepe Habichuela, et la fratrie Carmona, Josemi, Juan et Pepe Luis. Des artistes qui se rassemblent sans se ressembler, pour un hymne à la joie flamenca. De vraies légendes une fois qu’on a passé Despeñaperros.


Vendredi, il fallait aller applaudir Pedro « El Granaino » sur son « Cante jondo de Pedro Heredia », un phénomène que l’organisatrice du festival, Sandrine Rabassa, avait repéré il y a quelques années, au milieu d’autres chanteurs.

En deuxième partie, le petit-fils du célèbre Farruco (et fils de la Faraona), Barullo, a ensorcelé le public par ses zapateados. Un phénomène !


Samedi 8 juillet enfin, on ne manquera pas le « Gala Flamenca », en compagnie de Juana Amaya, Olga Pericet, Jesus Carmona et Patricia Guerrero, pour un spectacle clôturant le festival, annoncé comme époustouflant. Tout à fait à l’image de cette 29ème édition, pas vrai ?

Un dernier détail, plutôt sympathique : l’affiche très réussie du festival a été réalisée par Sylvain Terral et Maxence Lemoulec, de l’Ecole de design de Mont-de-Marsan. Quant aux réservations, elles seront possibles à partir du mardi 25 avril. On va s’arracher les strapontins !

Informations sur le site du festival


 


 

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