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Altamonta, Lourdes mise sur la Petite Reine

Le 24 Mar. 2017

C’est un pari : attirer une nouvelle clientèle plus jeune et plus aisée. Une nouvelle destination cyclo pour tous, incluant aussi les cols mythiques

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De Lourdes, on a une image un peu figée, sérieuse, austère, qui ne correspond pas vraiment à la réalité. La preuve, la ville vient de casser les codes et choisir la filière vélocipède comme nouvel axe touristique.


Cela ne signifie pas que Lourdes va devenir une nouvelle Amsterdam, avec ses habitants attachant le bas de leurs pantalons avec des pinces à vélo. Mais bien de privilégier l’usage de la bicyclette en ville et surtout dans les environs, en le faisant savoir, afin d’attirer une nouvelle clientèle de niche, aisée et rajeunie, qui s’arrête au gré de ses envies et n’hésite pas à séjourner longtemps, en moyenne cinq jours, quand le lieu lui plaît. Accessoirement, elle arrive dans la région dès mai et séjourne jusqu’à fin octobre.


Une initiative qui est due au syndicat Pays de Lourdes Vallée des Gaves (PLVG), qui vient de créer Altamonta (on ne traduit pas), afin de faire mieux connaître ses cols mythiques, séparés chacun de seulement quelques dizaines de kilomètres, Tourmalet, Luz Ardiden, Hautacam, Soulor-Aubisque.

En 2008, on avait recensé vingt itinéraires cyclables présentant un intérêt sportif et en même temps touristique et patrimonial. Cela signifie qu’aux côtés des mastodontes existent des itinéraires plus doux, telle la montée à Troumouse.


Aujourd’hui, on améliore encore l’offre, avec un réseau d’hébergeurs et de prestataires de services, tels hôtels, campings ou loueurs de vélos. Le tout estampillé Altamonta, ce qui inclue donc un accueil dédié aux cyclistes, capables de gravir un col mythique mais qui attendent en retour des services de qualité pendant leur séjour. Et par cyclistes, on entend le sportif qui cherche la performance, le cycliste contemplatif, le cycliste itinérant et le cyclotouriste, la palette est vaste.


Qu’on se le dise : rouler en Vallées des Gaves, c’est bien sûr vivre l’ascension mythique des grands cols, mais aussi découvrir et goûter au terroir du Sud-Ouest et toucher une authenticité montagnarde dans un cadre préservé.

Un dernier point : si vous désirez faire partie du réseau Altamonta, en tant que socio-professionnel, n’hésitez pas à consulter la chargée de mission tourisme, Céline Ringeval, au 05 62 42 64 98. Et ne reprenons surtout pas avec Brassens : « Avec mon p’tit vélo, j’avais l’air… »

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