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La vingtième Korrika s’est élancée depuis la Biscaye

Le 31 Mar. 2017

C’est parti pour 2.500 kilomètres de course-relais, jour et nuit, dans le but de promouvoir l’euskara, la langue basque

Certains sont « en marche », d’autres « en courant », la traduction littérale du mot Korrika. Vingt ans déjà ! Vingt ans que cette course-relais a lieu, en faveur de la sauvegarde et la promotion du basque, avec un parcours se déroulant tous les deux ans sur l’ensemble du Pays basque et qui change à chaque édition.


Avec une particularité, elle ne s’arrête même pas la nuit tombée. Bienvenu à la Korrika vingtième du nom, à laquelle vous êtes cordialement convié.

L’idée est simple, et c’est sans doute pour cela que l’événement connaît un tel succès : du début à la fin, le témoin passe de main en main, de ville en village, sans respecter la moindre pause. Une course accompagnée de fêtes, de concerts, d’interventions de bertsolaris, voire de conférences pour les plus sérieux.


Cette édition 2017 a pris le départ ce jeudi depuis Otxandio, en Biscaye et rejoindra Pampelune le dimanche 9 avril prochain. Mais ce prochain dimanche, vers 10h, elle passera la frontière du côté d’Arnéguy, atteindra Bayonne verts 17h30 et prolongera sa foulée en direction d’Anglet, Biarritz, Saint-Jean, Ascain, Sare, Saint-Pée et Itxassou. On sera alors en pleine nuit.

Si vous les avez loupés, une session de rattrapage est prévue le mardi 4, puisque la caravane entrera dans Hendaye avant de poursuivre sur Fontarabie.


Ici, on court, ou on trotte, mais on participe surtout à un projet : la promotion de l’euskara puisque chaque participant achète un kilomètre, ou plus s’il a les jarrets solides, afin de soutenir AEK, dont l’objectif est de « réeuskaldiser » Euskal Herria. Et les sommes récoltés sont considérables, entre 500.000 et 600.000 euros chaque année. Comme on est dans l’œuvre militante, un slogan est mis en avant. Le premier, en 1980, était « Toi aussi, dis oui à l’euskara ». Celui de cette année est un jeu de mot, « Bat Zuk » (un – toi).


Ps : Regrettons que le site ait utilisé un logiciel automatique de traduction de français pour la présentation de la course. Cela donne un ravissant charabia, assez incompréhensible, mais que l’on sache, du côté de Donibane ou d’Espelette, on parle autant basque que français, non ? L’an prochain, il ne devrait pas être trop difficile de trouver un traducteur à la hauteur.

Eskerrik Asko.

Informations sur le site de laKorrika


 

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