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Créateurs et passionnés – Gérard Cayzac, de l’ail à l’aéronautique

Le 15 Mar. 2017

A Montégut-Arros, la société gersois Erme a augmenté son chiffre d’affaires de 50% en un an et affirme des ambitions mondiales

Question : quel est le rapport entre l’ail et l’aéronautique ? Non, on a beau se creuser le ciboulot, il n’y en a pas, on dirait même que la senteur de l’un est incompatible avec la prophylaxie de l’autre.


Toutefois, et sans aller plus loin que Montégut-Arros, on en a trouvé un : l’entreprise Erme, qui fabrique depuis 1989 des machines destinées à la culture de l’ail et au transport de moteurs aériens. Le grand écart, quoi ! On raconte.

Erme, abréviation de « Etudes et réalisation de matériels et d’équipements » s’est fait une spécialisation de toutes sortes de remorques : monocoques céréalières et viticoles, à ridelles amovibles, élévatrices, plateaux fourragers, épandeurs ou poly-bennes.


Et comme si ça ne suffisait pas, voici en sus des remorques et semi-remorques porte-engins et porte-matériels adaptée à des besoins spécifiques. Des produits sur mesure, de 1 à 65 tonnes. Exemples : porte-piscine, porte-caisson, porte-bateaux, porte-engins, enfin, tout matériel roulant appelé à recevoir de la charge.

C’est ainsi que la société, via Erme Aero, a été amenée à intervenir depuis 1999 dans l’aérien, en mettant à disposition de l’aéronautique des chariots moteurs (et ça pèse, un moteur d’avion), permettant le transport du moteur et son assemblage sous les ailes de l’avion), des chariots clapets, pavillons, nacelles, ainsi que de l’outillage et des caisses de transport. Tout cela conçu et réalisé dans un atelier de 6.000 m2, à Montégut.


Mais la grande spécialité d’Erme, c’est l’ail. Voici des égreneuses, des planteuses mécaniques ou pneumatiques, des bineuses, des récolteuses équeuteuses à plusieurs rangs, ou lieuses, des machines de déterrage, de séchage, des brosseuses, des tapis de finition, des calibreuses à tambour. Et même, raffinement ultime, des peleuses d’ail…

Une telle active génère naturellement un fort chiffre d’affaires : 4,8 millions d’euros l’an dernier, et surtout pour la même période une croissance de 50 %, grâce au talent d’une cinquantaine de collaborateurs et une présence dans soixante pays dans le monde. D’où l’obligation de pousser les murs, ce qui est désormais chose faite, avec un challenge pour 2017 : faire aussi bien que l’an dernier.

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