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Labeyrie se lance dans le pata negra

Le 20 Mar. 2017

L’entreprise basée à Saint-Geours-de-Maremne qui s’est fait une méga réputation dans le foie gras et le saumon fumé, élargit sa palette de saveurs au jambon espagnol

Comme chacun ne le sait pas, le pata negra vient d’Espagne. Plus exactement de la région d’Estrémadure, entre Caceres et Badajoz, où est élevée une race ibérique, connue pour son pelage bien noir.


Pour éviter les abus, depuis 2014 la dénomination « pata negra » n’est accordée qu’aux jambons de très grande qualité, venant de porcs de race 100 % ibériques, donc sans croisements, et « de bellota », c’est-à-dire que les animaux doivent avoir été élevés en liberté, mangeant des glands. On est prié de ne pas le confondre avec le jambon de Jabugo, qui lui vient de Huelva, et n’est pas dégueu non plus.


Encore un mot, pour vous donner l’eau à la bouche, ou le jambon sur les papilles : le pata negra, de couleur rose ou rouge pourpre, possède des arômes intenses, très fins et agréables et tout en nuances, et c’est l’élevage au gland qui lui donne son raffiné petit gout de noisette. Sa viande est peu fibreuse et sa graisse a un aspect brillant et molle au toucher. Et il doit être coupé en tranches très fines. Voilà, vous savez tout.

Enfin presque, car notre Labeyrie national s’est intéressé à ce nectar, qui correspond à sa volonté de proposer au consommateur des produits hauts de gamme. C’est Aitor Amilibia, un ancien de l’Ecole de cuisine de Saint-Sébastien, aujourd’hui à la direction commerciale Espagne de la marque, qui s’est chargé de trouver les meilleurs fournisseurs.


L’entreprise de Saint-Geours-de-Maremne, filiale du groupe coopératif basque Lur Berri, propose désormais son pata negra en sachets sous vide, de quatre fines tranches avec intercalaires, au prix de 165 euros le kilo. Une prouesse, puisqu’on le trouve plutôt d’habitude à des 5 ou 600 euros…

Un marché de niche, certes, mais aussi une troisième filière pour Labeyrie, après le foie et le saumon, qui pourrait demain s’avérer fort rentable, en même temps que porteuse d’image. D’ici peu, on en aura la preuve avec un spot télévisé, annonçant le nouveau produit.

Sûr, on va se régaler !


 

Un commentaire au sujet de cet article

  1. Le souci c’est que tous les élevages de porcs espagnols consomment du maïs OGM. 30 000 hectares de maïs transgénique sont cultivés en Espagne et les importations d’Ukraine ou du Brésil qui pénètrent dans la péninsule ibérique sont également OGM.
    Le jambon de Bayonne, lui est produit avec un cahier des charges qui interdit le maïs OGM.Il ne reste plus qu’à développer des élevages de qualité chez nous.

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