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EXPRESSION LIBRE - L’Eldorado du Pays Basque

Le 22 Fév. 2017

La ruée vers l’or, saison 9, c’est entre Ustaritz, Cambo, Itxassou, Sare et Saint-Pée-sur-Nivelle. Merci Monsieur Sudmine

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Avec nos bérets vissés sur la tête, nos espadrilles de cordes et notre mauvaise habitude de chanter pendant que les autres comptent… nous savions, nous les Basques, que nous n’étions pas très futés. Mais grâce à Monsieur Sudmine, nous savons maintenant que nous sommes de parfaits idiots.


Alors que durant des décennies nos ancêtres se sont escrimé à partir aux Amériques chercher l’Eldorado, eh bien je vous le dis, ou plutôt c’est Monsieur Sudmine qui nous le dit, l’or en réalité il est  ici, oui ! Ici, sous nos pieds.

Bon, c’est vrai au premier regard cela n’est pas évident.  Au moment ou j’écris cet article si je regarde sous mes pieds je vois du parquet, mais vous allez dire que je fais preuve de mauvaise volonté. Alors, je vais sortir dans la rue. Pour l’instant sous mes pieds, je n’y vois que du goudron ; en m’éloignant un peu, je suis sur de l’herbe. Je ne vois toujours pas cet or promis. Mais où est il donc ? En me creusant un peu la tête, sous le béret, je devrais bien trouver autre chose que des cèpes. Le problème, c’est que le Basque se creuse la tête, alors que c’est le sol qu’il faut creuser pour trouver l’or. Et ça maintenant je le sais, grâce à Monsieur Sudmine et je m’en vais vous l’expliquer.


Maintenant, voici la leçon du jour à destinations des Basques. Notez bien, car je ne le répéterai pas…

Titre : « Comment trouver de l’or sans partir aux Amériques »

Vous prenez 126 km², plutôt entre Ustaritz, Cambo, Itxassou, Sare et Saint Pée sur Nivelle.

Vous montez un joli dossier, que vous appelez « Kanbo » ; ça fait plus authentique que Cambo !

Vous apportez 78.000 euros sur 210.000 euros prévus (ça c’est de l’engagement financier !)

Vous « impliquez » la population pour la différence avec une opération de crowfunding (je traduis : vous tapez les Basques !)

Vous divisez la recherche en trois phases : les deux premières « sans impact notable » sur l’environnement ; une troisième phase qui « sera le principal facteur d’impact potentiel sur l’environnement » (ça promet !)

Vous faites 145 trous dans la zone (voir la carte)

Vous triez 1.000.000 de grammes de terre et de cailloux pour 1 à 2 grammes d’or, les bons jours.

Vous gardez l’or et rendez aux locaux la terre et les cailloux provenant des susdits trous.

Et vous voilà riche comme Crésus.


C’était si facile et on ne le savait pas. Il parait même que les Romains le savaient, deux siècles avant JC. Mais, ils sont repartis sans nous le dire, c’est pas sympa ! Même que si on est sage on nous fera un musée pour nous rappeler le patrimoine minier antique du Pays Basque.

Et tout ça c’est grâce à Monsieur Sudmine que nous le savons.

Alors Monsieur Sudmine je tiens à vous dire bravo, bravo et merci pour tout l’intérêt que vous portez à notre petit territoire. Mais on ne peut pas accepter, c’est trop ! Trop d’un coup, trop d’or, on n’est pas habitué.


Et d’ailleurs que faire avec tout cet or ?

Vous savez, de l’or on en a déjà plein. Mais ici, il est rouge comme le piment, ou vert comme nos prairies et collines, ou bleu comme l’océan et nos rivières. Il est jaune aussi, couleur du maïs avec lequel on fait des galettes de pain, le taloa que l’on mange en buvant du cidre Xagarno, couleur or.

JPE

2 commentaires au sujet de cet article

  1. bon, tout ça c’est bien beau, mais si dans leur grande bonté, ils nous laissent l’or et repartent avec leurs trous et leurs cailloux? Mais suis je bête (à peine plus qu’un Basque, puisque j’ai des ancêtres Bretons) je crois qu’il ont prévu de faire l’inverse! Le pire, c’est que dans leurs trous, ont ne pourra même pas planter un seul piment…ni plus rien d’autre d’ailleurs!!!

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