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Un tout jeune chef au Regina de Biarritz

Le 18 Juin. 2017

Antoine Chuard prend le relais du multi-étoilé Georges Blanc. Un beau défi pour celui qui a fait ses classes notamment à l’Hôtel du Palais, au Briketenia et chez Ibarboure

Changement de chef au Regina de Biarritz, avec le départ du multi-étoilé Georges Blanc et l’arrivée de l’inconnu Antoine Chuard. Un pari gagnant ?


On ne l’a pas vu venir, celle-là ! Alors que l’on croyait Georges Blanc inamovible, du haut de ses trois étoiles et de sa réputation, voilà qu’il cède la place à la tête des fourneaux du Regina à un jeunot, Antoine Chuard, trente ans seulement.

Etonnant ? Non, pas vraiment. Car il faut savoir que le bon Georges, l’un des grands chefs de notre beau pays à sa gastronomie si respectée, avait signé un contrat de « chef consultant », ce qui en français signifie qu’il élaborait la carte, veillait sur la qualité des mets présentés, tout cela de loin, depuis son fief de Vonnas, dans l’Ain.


Une pratique qui se répand de plus en plus ; l’époque où le cuisinier arrivait en salle en fin de repas, demander humblement si le repas avait été du goût du client, étant semble-t-il révolue.

C’est peut-être pour revenir à la proximité et au terroir que le Regina a décidé de mettre fin à une collaboration entamée il y a trois ans, et qui lui avait été très profitable, tant est grande l’aura de Blanc.


L’heureux élu est pratiquement un inconnu. Il s’appelle Antoine Chuard, qui s’était toutefois fait remarquer l’an dernier en remportant le concours culinaire « Transgourmet – Les chefs en or ». Son plat : un chou farci de légumes oubliés, foie en cœur de veau, pain soufflé citron vert. Jusque-là, on l’avait aperçu à l’hôtel du Palais, puis au Briketenia, chez l’excellent Martin Ibarboure, sur les hauteurs de Guéthary, en tant que chef de partie.


Assurément un bon choix, tant le talent du jeune chef lyonnais d’origine est évident. Ne lui manque que la reconnaissance et quelques étoiles. Il est bien certain que son exposition dans un établissement comme le Regina ne peut que lui être profitable. A lui d’imposer sa « patte » et son style.

Et à nous de nous précipiter pour goûter sa cuisine. On va faire une note de frais au patron (oui, il va râler) et on vous racontera…


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