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A Cauterets, un gouleyant Vin des neiges

Le 15 Mar. 2019

Après le Blanc des cabanes, immergé six mois dans un parc à huitres, et le vin des mines de Belgique, Franck Labeyrie surprend encore les dégustateurs…

Le propriétaire du Château du Coureau n’est jamais à court d’idée pour explorer de nouvelles voies de vieillissement. Il a ainsi inventé le Vin des neiges, enfoui pendant 6 mois vers Cauterets. Il vient de renouveler l’expérience.


On pourrait le prendre pour un faiseur de coups marketing, un roitelet de la com, mais Franck Labeyrie vaut bien mieux que ça. C’est un vrai viticulteur, qui ose des expériences bizarres pour donner une nouvelle vie à ses Graves.

Ainsi en a-t-il enfoui 1.200 bouteilles pendant cinq mois, sous la neige l’hiver dernier. Et selon ceux qui l’ont goûté, le résultat est bluffant. Du coup, il a décidé de renouveler l’expérience avec 3.000 bouteilles qui se reposeront ainsi à 2500 mètres d’altitude jusqu’à la fin de cet été.

Franck est coutumier du genre. Durant dix ans, il a lancé le Blanc des cabanes, un vin vieilli sous l’eau, immergé six mois dans un parc à huitres du Bassin d’Arcachon, du côté du banc d’Arguin. 30.000 cols par an dans une box, avec des poches à huitres pour amortir sur chaque bouteille les effets des marées et le contact avec l’eau.

 


Selon notre confrère Wine’s Up ? qui a eu le bonheur de le boire, « plus de 1.000 dégustations comparatives ont été pratiquées et les résultats sont sans appel. » C’est à lui qu’il déclare : « Le vin va mal. Les cours du négoce sont bas. Une des portes de sortie est de jouer sur le côté créatif du vin, sortir des vignes et se poser la question de la valorisation du produit. »

Et quitte à le sortir des vignes, autant se diriger sous la terre, en plaçant 600 cols dans une mine abandonnée, en Belgique. Et désormais vers la montagne, du côté de Cauterets, au sommet du Cirque du Lys, où en janvier dernier, il a enfoui, à 2.500 m d’altitude et sous trois mètres de neige compacte, à -0,05°C, des méga caisses contenant 3.000 bouteilles de rouges et de blancs.

 


Il faudra attendre la fonte des neiges. Il devrait sortir le tout, à l’aide d’un hélico et de gros bras munis de pelles, parce que ça pèse son poids, ces boutanches. Et ils goûteront…

Ceux qui ont eu le bonheur de se le mettre dans le gosier l’année dernière en vantent tous les qualités, estimant que ce séjour sous la neige lui donne un bouquet unique.

 


À vous de saisir, le moment venu, l’une des ces bouteilles vieillie sur les sommets pyrénéens qui vont être mise sur le marché, à un prix un peu supérieur aux Graves habituels. Mais l’heure d’hélico, hein, c’est pas donné ! Allez, sans rancune, tchin-tchin (avec modération des neiges) !

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