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BOPB et métiers – Alexandre Oliveira, analyste vidéo

Le 11 Sep. 2018

Avec Paul Krot, il est au cœur de la performance en apportant au staff une aide à la décision et un outil pour faire progresser l’équipe et chaque joueur…

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Dans le cadre de sa rubrique, développée en collaboration avec le Biarritz Olympique, PresseLib’ vous embarque à la découverte de tout ce qui constitue l’univers de ce club emblématique du rugby français.


Le métier d’analyste vidéo est devenu incontournable dans les clubs de rugby. Un métier à part entière qui soulage le staff déjà largement absorbé par de multiples tâches avec notamment le travail tactique et technique, la préparation athlétique… La vidéo apporte un complément précieux au travail de terrain en permettant aux coachs de faire mieux progresser l’équipe et les joueurs. Mais aussi, de faire en sorte qu’ils intègrent mieux les consignes et les situations afin de pouvoir s’adapter plus vite pendant les matchs. Rencontre avec Alexandre Oliveira…

Comment êtes-vous arrivé dans ce métier ?
Alexandre Oliveira – C’est un concours de circonstances. Je travaillais depuis 13 ans à la comptabilité du Biarritz Olympique, quand j’ai été amené à donner un coup de main, la saison dernière, pendant les périodes où l’analyste vidéo était appelé auprès de l’équipe de France. J’y ai pris goût et j’ai saisi l’opportunité de m’y consacrer à 100% dorénavant. Parallèlement, je passe le diplôme universitaire d’analyste vidéo à Montpellier. Jusqu’en janvier, je vais y aller 3 jours par mois.


Qu’est-ce qui vous a convaincu de prendre cette voie ?
A. O. – C’est un métier très utile et qui me passionne. On sait que l’on peut apporter aux coachs un outil efficace pour leur permettre de prendre les bonnes décisions que ce soit pour analyser les matchs et les entrainements, ou pour passer au crible les points forts et les point faibles des adversaires. A nous de bien comprendre les besoins du staff pour leur fournir les bonnes images et les statistiques nécessaires.

C’est un énorme travail…
A. O. – Oui. Parce que nous filmons tous les entraînements et que nous devons visionner tous les matchs du BO mais aussi ceux des équipes concurrentes. Nous devons séquencer les vidéos, notamment en identifiant les différentes phases de jeu. Puis, il faut faire les montages en fonction des demandes du staff pour lui permettre de débriefer, en choisissant ce qu’il veut montrer aux joueurs : au niveau de l’équipe, de l’aspect individuel ou du futur adversaire.


Les points clés ?
A. O. – Il est important de donner une grille de lecture objective afin de faciliter le travail du staff et lui apporter une véritable aide à la décision. Il ne faut surtout pas sortir de cette objectivité et nous devons coller parfaitement aux demandes des coachs. La vidéo permet de compléter les statistiques en illustrant un contexte, en présentant des situations précises aux joueurs afin de leur permettre de progresser plus vite. Avec l’image, le joueur est face à la réalité. Nous avons deux séances vidéo par jour, basées sur les choix du staff. Notre rôle est de fournir les images et les montages demandés, d’apporter la qualité technique indispensable.


Vous utilisez un logiciel particulier ?
A. O. – C’est un logiciel standard, Sportscode, largement utilisé dans le rugby, le foot, le basket… Mais, avec Paul Krot, nous le personnalisons, au fur et à mesure, en fonction des demandes des coachs. Il permet de séquencer ce qu’ils veulent et comme ils veulent, en créant des « boutons » pour chaque phase de jeu, complétés par des « labels » précisant un certain nombre d’éléments. Sans rentrer dans les détails, ce logiciel permet de gagner beaucoup de temps grâce à cette hiérarchisation qui génère automatiquement des rapports statistiques en fonction de ce qu’on a séquencé.

Les technologies évoluent rapidement ?
A. O. – Très vite. Aussi, nous devons être en veille permanente. Nous regardons également ce qui se fait ailleurs. Par exemple, actuellement, il arrive de nouveaux outils pour la capture d’images. L’air de rien, nous utilisons pas mal de matériel : des caméras, une perche de 5 mètres pour filmer en hauteur, et bien entendu des ordinateurs. Ceci dit l’essentiel reste la qualité de la liaison avec les coachs pour leur apporter des contenus pertinents sur chaque joueur, sur l’équipe et sur les adversaires. Et donc surtout des images permettant de faire ressortir ce qu’ils veulent.

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