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Grand Prix hippique et Biraben, histoire d’amour

Le 18 Jan. 2019

Ce temps fort du meeting d’hiver est soutenu par l’entreprise béarnaise depuis plus de 20 ans. Zoom sur une histoire de passion autour du cheval…

Le 132e Grand Prix de Pau se déroulera ce dimanche 20 janvier et captera un public venant de tout le bassin de l’Adour. La famille Biraben sera aux première loges comme d’habitude depuis deux décennies : une question d’ADN.


Au-delà des 6 courses d’obstacle et des 2 épreuves de plat, le dimanche du Grand Prix hippique constitue toujours le sommet du meeting d’hiver palois. Il s’affiche comme une belle vitrine d’une région qui aime le cheval et s’en nourrit abondamment.

Avec l’entrée gratuite, l’hippodrome de Pau est assuré d’une belle fréquentation, attirant des passionnés de tout le bassin de l’Adour, riche de très nombreuses activités autour du cheval.


Le meeting d’hiver palois témoigne du dynamisme de la filière équine qui rayonne sur l’ensemble des pays de l’Adour. Un territoire particulièrement riche dans ce domaine avec de très nombreux hippodromes à : Aire-sur-Adour, Auch, Bagnères de Luchon, Biarritz, Castéra-Verduzan, Cazaubon, Dax, Eauze, Fleurance, Gabarret, Lannemezan, Mirande, Mont-de-Marsan, Tarbes, Trie-sur-Baïse, Valence-sur-Baïse, Vic-Bigorre et Vic-Fezensac.

Une filière qui compte aussi le deuxième centre d’entraînement en France, après Chantilly, au domaine de Sers, en bordure de l’hippodrome de Pau. Mais également des haras (Gelos et Tarbes), de très nombreux élevages, une école réputée à Mont-de-Marsan, etc.


La saga Biraben, du foie gras au cheval…

Qui ne connaît pas l’entreprise Biraben ? L’aventure a commencé en 1946, à Beuste dans la plaine de Nay, lorsque Joseph Biraben et son épouse Odette se lancent dans le commerce de volaille, cuisinant les quelques canards invendus pour les mettre en conserve, histoire de ne pas les perdre.

En 1962, c’est son fils Jean Biraben qui prend la relève à l’âge de seize ans, en parfait autodidacte. Il développe alors la transformation des canards gras. Aujourd’hui, la 3e génération a pris solidement la relève avec Pierre et Cyrille dans la tradition. Ils continuent à travailler comme leurs parents et grands-parents, en direct avec les producteurs locaux : plus de 2.000 canards fermiers des Landes, de Chalosse et du Nord Béarn passent dans leur atelier chaque semaine.


Joseph Biraben est décédé en 2017, alors qu’il continuait à suivre de près, et avec fierté, l’évolution de l’entreprise. Il se dévoila aussi dans le monde du cheval avec son fils Jean, lançant un élevage et une écurie de courses, avec de beaux succès à la clé, notamment 3 victoires au Grand Prix de Pau.

Pour rendre hommage à Joseph Biraben, une course a été créée à son nom. Il faut dire qu’au-delà du soutien apporté au Grand Prix, la famille est un acteur reconnu de la filière équine avec une écurie qui fait partie des plus réputées en France.

Développée à partir des arabes et des anglo-arabes, l’écurie Biraben est organisée autour de deux haras, l’un à Doumy, au nord de Pau, et l’autre à Beuste, berceau de la famille dans la plaine de Nay.

Du foie gras au pur sang, la saga Biraben n’a pas fini de nous surprendre.

 

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