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Orthez joue son jazz au Naturel

Le 15 Mar. 2019

C’est la 26ème édition du festival béarnais. La programmation mêle musiciens du bassin de l’Adour, invitations au voyage et talents féminins…

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Jusqu’au 17 mars, tous les courants du jazz sont représentés, avec 9 dates et 11 concerts au menu. Et une certaine Jil Caplan en tête d’affiche. Et les talents d’ici : Paul Lay, Jésus Aured, Jean-Marie Ecay, Fidel Fourneyron et Florian Marques.


Il y a encore du beau monde sur les scènes du festival Jazz Naturel d’Orthez, à savoir aux Musicales, au Pixel, au théâtre Planté et à la chapelle de l’église évangélique. Pour bâtir le riche programme de cette 26ème édition, les organisateurs ont encore pu s’appuyer sur les nombreux musiciens confirmés du cru… ou du voisinage. Car la région en regorge, du pianiste et compositeur orthézien Paul Lay (qui ressuscite Louis Armstrong avec le trompettiste breton Éric Le Lann) à l’accordéoniste basque Jésus Aured en passant par le tromboniste landais Fidel Fourneyron (en concert avec son trio « Animal », largement salué par la critique) et le saxophoniste bayonnais Florian Marques (et son quartet « Peaks »).


Fidel Fourneyron

Après une entrée en matière « cinématographique » où le Californien Shannon « saxman » Murray nous a fait voyager dans l’Amérique des années 40 et 50, on a pu le vérifier dès la soirée « découvertes » du 13 mars, lors de laquelle deux artistes du label Laborie Jazz sont venus présenter leurs récents albums, dont le guitariste oloronais Benjamin Bobenrieth, qui a ravi les amateurs de jazz manouche.

Mais on n’est pas chauvin : le même soir, on a fait aussi la connaissance de la saxophoniste Silvia Ribeiro Ferreira et de son univers à la fois original et dépaysant, matiné de saudade et de subtiles touches électro, voire orientales.


Jil Caplan, toujours dans l’air du temps…

Kinga Glyk

Les choses sérieuses se sont poursuivies dès le lendemain avec l’Alexander Big Band et ses 20 musiciens (dirigés par Arnaud Labastie, directeur de l’école municipale de musique de Tarnos), qui s’offraient un invité de marque en la personne du guitariste et claviériste luzien Jean-Marie Ecay, qu’on ne présente plus (il a collaboré avec une brochette de grands noms, parmi lesquels on ne citera que Didier Lockwood, Dee Dee Bridgewater et Claude Nougaro)… Au programme de cette soirée, quelques grands standards de Count Basie et Duke Ellington, des compositions d’Ecay, et bien sûr un inévitable hommage à Nougaro.

Ce Jazz Naturel est également l’occasion de voyager sous d’autres latitudes avec le groupe Gabacho Maroc, qui proposera son bouillonnant mélange de musiques traditionnelles nord-africaines et de rythmes jazz et modernes. Sera également présent un nouveau phénomène en provenance de Pologne, la bassiste Kinga Glyk, qui n’a pas encore 20 ans et qui a fait un tabac sur la toile avec sa reprise du Tears in Heaven d’Eric Clapton.


En point d’orgue de ce festival, on attend enfin, le 17 mars, une certaine… Jil Caplan. Qui n’est plus tout à fait la jeune interprète de Tout ce qui nous sépare, et qui a livré en 2017, tout juste 30 ans après ses débuts au hit-parade, un album baptisé « Imparfaite », assez résolument jazz et bien dans l’air du temps, composé par le guitariste swing Romane et arrangé par Jean-Christophe Urbain (du groupe Les Innocents).

Si vous aviez raté ce dernier épisode de la carrière de Jil Caplan, on vous propose une petite séance de rattrapage (ci-dessous). En attendant la version « live » du côté d’Orthez…


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