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Ambassadeurs du Béarn - Marie-France Cazalère

Le 09 Juil. 2018

Cette brillante « laboureur », ancienne conseillère à l’Elysée, est passionnée par les questions agricoles et rurales. Elle est aussi une femme de cœur…

A l’occasion de la présence du Béarn dans la caravane du Tour de France, PresseLib’ a décidé d’ouvrir une rubrique quotidienne, en partenariat avec l’AaDT 64 et la CCI Pau Béarn. Une occasion de découvrir des Béarnais qui sont d’excellents ambassadeurs de leur terre natale. Rencontre avec Marie-France Cazalère.


L’une des fiertés de Marie-France Cazalère est de voir sa famille figurer dans l’état-civil de Lasseube depuis le 17e siècle, comme « laboureur ». Des racines qui ont sans aucun doute marqué son parcours jusqu’à devenir, en 2016, conseillère du président de la République pour l’Agriculture, le Développement rural et la Pêche.

Les deux parents de Marie-France Cazalère sont originaires de Lasseube, ce village perché sur les coteaux, à la limite Sud du vignoble du Jurançon et aux portes des vallées d’Ossau et d’Aspe. Elle y revient régulièrement, pour passer un moment avec son cousin agriculteur, histoire de rester au contact du quotidien du monde rural et agricole.

 


Zoom sur un parcours porteur d’exemple et d’espoir…

Depuis son enfance du côté du chemin du Loup à Pau, cette Béarnaise passionnée et opiniâtre a franchi tous les échelons jusqu’à une mission majeure à l’Elysée. Un bel exemple qui montre que tout peut s’ouvrir à force de volonté et de ténacité. Un bel exemple aussi côté cœur, puisque – en parallèle – Marie-France Cazalère a su libérer du temps pour se battre aux côtés des personnes atteintes par la maladie de Charcot. Aujourd’hui, elle est entrée dans une nouvelle vie : une coach hors normes pour accompagner les changements.

 


Ministère de l’Agriculture

De Pau à Paris : quelques mots sur vos premières étapes professionnelles ?
Marie-France Cazalère – J’ai fait toute ma scolarité à Pau et j’en suis très fière. De la maternelle à l’école Lapuyade jusqu’au lycée Louis-Barthou, en passant par le collège Marguerite de Navarre. Une période chargée de bons souvenirs. Ensuite j’ai poursuivi mes études à Toulouse, j’y ai en effet intégré l’Ecole nationale supérieure agronomique (ENSAT) pour obtenir mon diplôme d’ingénieur agronome. A la fin de mes études supérieures, mon choix c’est porté sur la fonction publique. J’appartiens au corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts, issu de la fusion de deux grands corps d’ingénieurs dans le cadre d’une réforme de l’État : celui des « ponts et chaussées » et celui du « génie rural et des eaux et forêts ». J’ai fait toute ma carrière à Paris.

 


Vous avez déjà exercé de nombreux métiers. Pouvez-vous nous en dire plus ?
M-F. C. – Oui, j’ai occupé 10 postes différents qui m’ont permis à la fois de m’investir totalement dans plusieurs secteurs liés à l’agriculture et de la pêche. J’ai donc commencé ma carrière au ministère de l’Agriculture sur les dossiers de la PAC (Politique agricole commune). Et dès le début des années 1980, j’ai participé aux négociations internationales à la Direction des questions économiques et européennes. Pour faire bref : de 1993 à 1998, j’ai travaillé au Secrétariat général des Affaires européennes auprès du premier ministre pour assurer la coordination interministérielle sur les questions européennes portant sur l’agriculture, l’alimentation et la pêche ; j’ai ensuite été sous directrice des cultures et des produits végétaux (viticulture, fruits et légumes, céréales, sucre, semences…) au ministère de l’Agriculture ; puis pendant 3 ans, j’ai dirigé l’Office national interprofessionnel des produits de la mer et de l’aquaculture (Ofimer) ; avant de prendre la responsabilité de l’organisme de certification des semences.

 


Avec les Jeunes Agriculteurs, au Palais de l’Elysée.

Puis vous avez été à l’Elysée… Quelle est la mission d’une conseillère du président de la République ?
M-F. C. – En mai 2016, je suis devenue conseillère Agriculture, Développement rural et Pêche à la présidence de la République. Mon rôle ? D’abord, recevoir les responsables professionnels qui veulent faire connaître au chef de l’Etat leurs préoccupations et leurs problématiques, soit à l’Elysée, soit sur le terrain lors des déplacements présidentiels. Je participais aux réunions interministérielles sur les questions agricoles qui avaient lieu à Matignon ; je travaillais en concertation étroite avec certains conseillers du président (chargés de l’Environnement, des questions budgétaires…), la conseillère du Premier ministre chargée de l’Agriculture, le Cabinet du ministre de l’Agriculture : ainsi les éclairages, les avis, les recommandations qui étaient portés à la connaissance du Président étaient issus d’une réflexion collective.

 


Pas le temps de vous ennuyer…
M-F. C. – Effectivement. Ca ne s’arrêtait jamais .C’était très prenant, mais tellement intéressant ! D’autant plus que François Hollande connaissait très bien l’agriculture et y portait un grand intérêt. Le monde agricole est face à une période de mutation profonde, ce qui donne une dimension supplémentaire à cette fonction.

Comme s’est passée la fin du mandat ?
M-F. C. – Les derniers mois de la présidence de François Hollande ont été très denses, jusqu’aux derniers jours. Le président avait notamment deux préoccupations : rencontrer des entreprises ayant bénéficié du CICE et ayant procédé à des embauches ; mais aussi délivrer un message politique face à la montée du nationalisme. Il avait la volonté d’aller beaucoup sur le terrain et je l’accompagnais souvent. Pendant ces déplacements dans les départements, je faisais des audiences, c’est à dire que je recevais, dans les préfectures, les délégations professionnelles qui souhaitaient être entendues et que l’on porte un message au Président.

 


Et maintenant ?
M-F. C. – En quittant l’Elysée, j’ai été sollicitée, pour entrer dans une grande entreprise. Finalement, j’ai fait un tout autre choix. J’ai réintégré mon Administration d’origine pour accompagner les cadres du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, et des administrations territoriales, notamment pour faire face aux changements en cours ou annoncés, suite aux réformes de l’Etat ; je suis coach, c’est passionnant et je suis très contente de mon choix. D’autant plus que cela me laisse un peu plus de temps pour profiter de ma famille, pour revenir à Pau et pour me balader dans les Pyrénées.

 


Comment avez-vous trouvé le temps de vous occuper des personnes atteintes par la maladie de Charcot ?
M-F. C. – J’ai effectivement consacré beaucoup de temps à l’Association pour la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique (ARSLA) qui a pour objectif de venir en aide aux personnes malades et de participer au financement de programmes de recherche. Pour des raisons personnelles, cela me tient à cœur. J’ai été trésorière, puis présidente jusqu’en 2014 avant de passer le flambeau à Marie Léon. Je suis aujourd’hui présidente d’honneur et je suis restée en charge du programme de recherche Pulse, porteur de beaucoup d’espoir (voir la vidéo ci-dessous). Depuis la création de l’association, plus de 7 millions d’euros ont été versés à la recherche sur la maladie de Charcot pour développer 325 projets de recherche clinique ou fondamentale ; 25.000 patients et leurs proches ont bénéficié du soutien de l’association. Il reste beaucoup à faire, et je voudrais profiter de cette occasion pour lancer un appel en faveur de cette association.

 


Revenons au Béarn. Vous êtes une fidèle de La Garbure…
M-F. C. – Absolument, je ne rate aucune des réunions organisées au Sénat. C’est une étonnante association, créée par Louis Barthou en 1890. Elle n’a jamais eu de statuts, ce qui ne l’empêche pas de toujours fonctionner et de réunir bon nombre de Béarnais installés à Paris ou ailleurs. La Garbure, actuellement présidée par mon ami Bernard Berdou d’Aas, nous permet de garder un lien fort avec notre terre natale.

 


Mais, vous allez souvent en Béarn. Un coup de cœur ?
M-F. C. – Bien sûr, je reviens très régulièrement voir ma mère à Pau, à côté du chemin du Loup. Et j’en profite souvent pour aller voir mon cousin de Lasseube pour parler agriculture et monde rural, très concrètement. Mon coup de cœur ? Les randonnées dans les Pyrénées, et particulièrement dans la magnifique vallée d’Ossau, notamment du côté des lacs d’Ayous. C’est splendide ! Je vais vous faire une confidence : ma grande frustration, ma très grande frustration, c’est que les Pyrénées soient bouchées quand je passe 3 jours à Pau !… difficile de retourner à Paris sans avoir vu « mes » Pyrénées !

 


Rejoignez les Ambassadeurs du Béarn…

Vous êtes installé en Béarn, Béarnais à l’étranger, Béarnais d’origine, fan du Béarn…, vous êtes fiers de votre ville, de votre village béarnais et citoyen du monde, devenez ambassadeur du Béarn Pyrénées et adhérez à la charte – cliquez ici.

Une initiative de l’Agence d’attractivité et de Développement Touristiques (AaDT), présidée par Jacques Pédehontaà, du Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques, présidé par Jean-Jacques Lasserre, et de la Chambre de commerce et d’industrie Pau Béarn, présidée par Didier Laporte.

 

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