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Je dis ça, je dis rien...

Le 11 Fév. 2018

Faute s’y faire ! (ou pas…) – Tome 1

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En 2015, on écrivait « oignon », en 2016, on peut l’écrire « ognon », en 2023, on l’écrira probablement « truk kif é pleuré ». La blague circule sur les réseaux sociaux, et nous a inspiré le billet d’humeur du jour, dans la pure veine de ce qui rend les 60 journaleux de la Rédac’ absolument hystériques (c’est pas beau à voir, on en convient) : les fautes d’orthographe et de grammaire.


Quand elles viennent des enfants, on parvient – au prix de mille justifications idiotes – à les excuser. Quand elles émanent des parents, on a plus de mal. Mais alors quand elles truffent (eh oui, du verbe truffer) les mots d’excuse envoyés par les parents aux profs, là, ça atteint des sommets.

Le pire, c’est que c’est tout du vrai. Et qu’au grand dam de notre correcteur orthographique, tout a été laissé dans son « jus » d’origine.

« Dès qu’il rentrent de l’école, mes enfant vomissent toute votre cantine » : et après y en a partout, comme les fautes…

« A la cantine, les surveillants l’ont oblige a sucer tous les morceaux de la poule » : sadiques, pervers !

« Ummet y Yssuf était en retard, et c’est pour ça qui sont était en retarre » : c’est le problème de l’allemand, le même mot s’écrit pas pareil suivant où il est dans la phrase. Ah bon ? T’es sûr ? Fran… quoi ?

« Si vous ne croyez pas les mots d’excuses que je fais pour mon fils, vous n’avez qu’à demander à son père puisque c’est lui qui les fait ! » : bon au final, qui fait quoi ?

« Madame, mon fils n’est pas venu a l’école parce que ces chaussons était troues » : et ton cerveau, il l’est, troué ?

« Mon fils n’aime pas sa maitresse et mon mari non plus » : tout dépend de quelle maîtresse, il s’agit, madame !

« Ma fille n’arrete pas d’etre embeter par des garcons plus grands pendant les recreations qui lui soulevent ses jupes pour la regarder ou meme mettre leurs doigts. » : on demande le petit « accent » à l’accueil. Et mettre les doigts, c’est vraiment dégueu, hein !!! Pouah.

« C’est mon fils à moi et je n’ai pas a vous donner des raisons valables de pourquoi il a manque la classe ! » : Vrai quoi, cette manie de devoir se justifier tout le temps !

« Ce n’est pas moi le professeur, c’est vous ! Alors ne reprochez pas à mon fils de ne rien foutre à la maison ! Chacun son boulot ! » : ah, ah, ah, péchouillé le prof, pris en plein délit d’incompétence (les parents, eux, c’est plutôt un délit de « con pétant » tout court)

« Demain mon fils sera absent car je pense qu’il sera malade vu que c’est l’examen… » : et la semaine prochaine, mémé va mourir d’une myxomatose aigue et foudroyante, on sait…

« Vous employez toujours des grands mots ronflants, éducation physique par exemple, alors que c’est jamais que de la gym… » : pareil que toi, t’es pas handicapé du cerveau, t’es juste à mobilité intellectuelle super réduite, oui…

« Mon fils est intelligent comme sa mère et moi, c’est de famille chez nous… » : pas besoin de préciser, on avait noté.

« Excusez mon fils, il a des excuses.» : toi, en revanche, on a beau chercher, on t’en trouve pas !

« Ma fille ne sait toujours pas compter et on ne peut pas compter sur vous… » : d’où l’expression, régler ses comptes…

« Ma fille a passé l’oral par écrit… » : fortiche, la gamine ! Encore une surdouée.

« La première fois que l’instituteur a chatré mon fils pour une bêtise, je n’ai pas réagi. Mais il s’est mis à le chatrer tous les jours pour des rien du tout, juste parce que sa tête lui revient pas, j’ai décidé de prendre la mort aux dents. » : ça fait mal ?

« Excusez mon fils qui a dû venir avec moi à mon enterrement… » : condoléances (on parle à ton fils, avoir un père pareil, ça le justifie !)

Enfin bon, moi je dis ça, je dis rien, mais il en reste encore pour la semaine prochaine…

 

Gracianne Hastoy

 

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