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Pipolaki joue les gros bonnets avec MLT

Le 30 Déc. 2018

La marque, lancée en 1962 par les Olibet à Nay, s’est relancée depuis le Pays Basque et fait désormais fabriquer des collections par l’entreprise bigourdane…

Olibet, fabricant historique de bérets, s’était au départ spécialisée dans le bonnet, activité vite popularisée par nos grands skieurs des sixties. Aujourd’hui, basée à Saint-Pierre-d’Irube, elle s’est largement diversifiée.


Pipolaki a délégué la fabrication d’une partie des modèles de sa nouvelle collection à l’établissement tarbais de la Manufacture de Layette et Tricots (MLT), repris en 2015 et déménagé cet été à Morlaàs en Béarn.

Le bonnet Pipolaki a connu ses premières heures de gloire avec la victoire de Marielle Goitschel au géant olympique d’Innsbruck, en 1964… On l’a ensuite retrouvé sur la tête de Jean-Claude Killy et, plus généralement, au portemanteau de bien « des amoureux du ski et de la montagne ».


Aujourd’hui, Pipolaki ne donne plus seulement dans le bonnet : c’est une vraie marque de mode à l’affût des nouvelles tendances. Elle vend aussi des écharpes, des gants et des ponchos… Tout en élargissant le champ des matières utilisées (cachemire, alpaga, angora) : « tous les bonnets ont une doublure en polaire pour garantir un confort incomparable » explique fièrement la marque, dont le siège est aujourd’hui à Saint-Pierre-d’Irube.

Pour sa nouvelle collection, Pipolaki aurait confié à MLT (Manufacture de Layette et Tricots) la fabrication d’un modèle de bonnets, mais aussi de sacs à main et d’accessoires associés, pochettes et rabats. Car la tendance, dans le secteur de la mode, est assez clairement à « l’accessoirisation ».


Une collaboration locale…

MLT est un autre acteur historique du secteur, puisque l’entreprise a été fondée en 1978 à Bagnères-de-Bigorre. Vingt ans plus tard, elle a déménagé à Tarbes et dissocié ses ateliers de confection et de tricot. Et cet été, après 20 autres années, elle a migré à Morlaàs. Entretemps, la Manufacture a dû composer avec la crise des années 2000. Elle a sous-traité partie de sa confection en Tunisie et modernisé ses opérations de tricot, demeurées en France. Elle a été reprise en 2015 par un binôme de dirigeants.

Pipolaki a de même internationalisé une partie de sa fabrication, notamment en Italie et en Chine, mais en essayant de maintenir un maximum d’opérations en France, ce dont témoigne d’ailleurs cette collaboration avec la Manufacture de Layette. Une alliance entre deux maisons du pays plutôt engagées. MLT avait créé dès 2011 une gamme de layettes en coton issu de l’agriculture biologique.


Quant à Pipolaki, la marque anime un « journal » assez original sur son site, sorte de blog où elle communique notamment sur le travail de diverses associations. Par exemple, elle fait don à sa voisine, l’association « Récup et toc… de l’art », de bonnets et d’accessoires défectueux. « Avec la polaire des bonnets, explique la marque, l’association a créé des lingettes démaquillantes réutilisables, une corbeille vide-poche avec les pompons, et une couverture pour bébé avec les tissus ». Une communication astucieuse mais très concrète.

Plus d’informations sur le site internet de Pipolaki – cliquez ici

 

 

 

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