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Christian Laborde fait rentrer les vaches sous la Coupole

Le 28 Juin. 2017

L’écrivain bigourdan vient de décrocher l’un des prix décernés par l’Académie Française. Une reconnaissance de plus pour une plume aussi brillante qu’enflammée

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« Je suis très heureux de ce prix qui vient appuyer le succès populaire de ce livre à la fois pamphlet et oeuvre lyrique. Ravi de faire entrer les vaches de l’Aubisque au 23 quai Conti » se réjouit le chroniqueur de PresseLib’.


Avec « La cause des vaches » (Éditions du Rocher), Christian Laborde lance un cri d’alarme sur la condition animale, mais aussi un véritable cri d’amour : « La vache des pâturages, c’est de la beauté. Philosophe, avec sa lenteur ; elle marche à son pas, à son rythme. Penser, c’est ruminer… La vache a été célébrée par les poètes et, comme tous les animaux, elle mérite le respect. Dans mon enfance catholique à Aureilhan, paysan, j’ai appris ce respect des bêtes. On ne passait à table que lorsque les bêtes avaient été soignées. C’était naturel ».


Le 30 novembre, le bouillant Bigourdan recevra donc le Prix Jacques Lacroix sous la Coupole, comme l’en a informé par courrier l’académicienne Hélène Carrère-d’Encausse.

Il a également reçu une très belle lettre de Brigitte Bardot, enchantée qu’un écrivain se penche sur le sort des bêtes d’élevage et pas seulement sur les grandes espèces menacées.


Christian Laborde avait déjà reçu, en novembre dernier, le prix spécial du jury de 30 Millions d’Amis. Baptisé le « Goncourt des animaux », il distingue un livre où l’animal est à l’honneur. Il est décerné dans le salon Goncourt, chez Drouant à Paris, et clôt traditionnellement la saison littéraire.

« Le livre a été très bien accueilli par ceux qui me suivent depuis L’Os de Dionysos, et par de nouveaux lecteurs sensibles à la question des animaux » se félicite l’écrivain originaire d’Aureilhan.


« Cela me rappelle mon premier prix pour Claude Nougaro, l’homme aux semelles de swing, décerné par l’Académie Charles Cros pour un ouvrage ayant la musique pour sujet » ajoute t-il avec émotion.

« Ensuite, je me suis retrouvé directement au tribunal. La censure est une autre forme de prix ».

En 1987, son roman L’Os de Dionysos est en effet interdit pour… trouble illicite, incitation au désordre et à la moquerie, pornographie et danger pour la jeunesse en pleine formation physique et morale.


« Le jugement du TGI de Tarbes a été confirmé par la Cour d’appel de Pau. Mais j’ai finalement gagné en cassation deux ans plus tard. Immédiatement après, j’ai été invité par Bernard Pivot, dans son émission Apostrophe consacrée à ceux par qui le scandale arrive ».

Pour voir la vidéo de l’émission, cliquez ici

Avec Christian Laborde, pas de long fleuve tranquille et… vive les vaches de l’Aubisque !

La Cause des vaches (Éditions du Rocher)

 

 

 

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