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A Pau, Espaces Pluriels mise sur la danse urbaine

Pour la 5e édition du festival Résonance(s), cette salle culturelle atypique invite le public à s’immerger dans l’art né dans l’espace urbain et qui circulent via internet…

Du 13 au 28 mars, Résonance(s) apporte sa contribution aux « Sessions urbaines », organisées par la Ville de Pau, en programmant un nouveau temps fort avec une colonne vertébrale inédite.


« Nous réalisons ce temps fort depuis quelques années maintenant », assure Caroline Rambaud, la directrice d’Espaces Pluriels. « Nous y sommes très sensible, c’est à chaque fois une découverte, et l’occasion de mettre en lumière un thème différent ».


Entre le Théâtre Saragosse et le Zénith de Pau, Espaces Pluriels a invité quatre inventifs et fougueux représentants de ces nouvelles pratiques pour la cinquième édition de son principal temps fort : Résonance(s). « Nous allons proposer quatre spectacles chorégraphiés autour des danses urbaines et de l’ère post Internet », expose Caroline Rambaud.

Outre ces spectacles, des rencontres, des ateliers et des conférences (dansées) seront organisés sur ce thème dans différents lieux emblématiques de la culture paloise, tel que la Médiathèque André Labarrère, le Conservatoire à rayonnement départemental, le cinéma Le Méliès… « Nous rassemblons des artistes d’univers très différents mais qui ont une thématique commune. Ils ont différents styles, une identité propre… Nous cherchons cette pluralité d’expression, car elle nous permet d’aborder pleinement le thème choisi », renchérit la pétillante directrice.


Photo La Horde

Le collectif (La) Horde ouvrira le bal, ce mercredi 13 mars. Cette troupe, fondée en 2011, est composée de Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et d’Arthur Harel. Ils développent conjointement leur pratique à travers la mise en scène, la réalisation de films, l’installation vidéo, la création chorégraphique et la performance. (La) Horde explore le monde fascinant des vidéos de hardstyle, postées sur Internet, pour en tirer une réflexion politique et esthétique. La troupe se produira au musée des Beaux-arts de Pau (mercredi 13 mars à 20h30) avec Novaciéries, un parcours surprenant où sont mis en scène et réinterprétés les différents aspects du jumpstyle, danse issue du mouvement de la techno hardcore au cours de laquelle se succéderont performances des jumpers et découverte de films, le tout accompagné par la voix d’une chanteuse lyrique.



Photo : José Caldeira

Marco Da Silva Ferreira fait partie des artistes en plein essor dans le paysage chorégraphique portugais. Il présentera Brother (undi 18 mars à 20h30) au Théâtre Saragosse. Inspiré par la culture urbaine, ce spectacle ouvre une large réflexion sur les procédés d’héritage, de mémoire, de codes, d’apprentissage et de transmission de la danse. Marco Da Silva Ferreira plonge alors ses interprètes (dont lui-même) dans la fièvre d’une danse presque tribale.



Le vendredi, c’est krump !

Photo Nach

Vendredi 22 mars, à 18h à la médiathèque André Labarrère, le public pourra découvrir le krumping grâce à la projection du film documentaire Rize de David Lachapelle. A 20h30 au Théâtre Saragosse, Anne-Marie Van, alias Nach, proposera une représentation de krump dans Cellule. Electron libre du krump, formée à l’épreuve de la rue et des battles, elle en exprime toute la puissance, la fascination, l’ambivalence entre expressivité extrême et agressivité apparente, entre musculature et féminité, dureté et sensualité… La jeune chorégraphe explore dans ce spectacle les énergies féroces du désir, de l’excès, de la souffrance, de la peur, de la jouissance. La représentation sera suivie d’une projection des Indes Galantes, de Clément Cogitore. Dans ce court-métrage, réalisé pour la 3e Scène de l’Opéra national de Paris, le réalisateur adapte une courte partie du ballet de Jean-Philippe Rameau, avec le concours d’un groupe de danseurs de krump et de trois chorégraphes (Bintou Dembele, Igor Caruge et Brahim Rachiki). Nach animera également les 23 et 24 mars un stage de danse au théâtre Saragosse pour permettre au public de découvrir le krumping. Vous pourrez la rencontrer aussi le 23 mars à 10h30 à la médiathèque de Pau.



Deux trios en clôture du temps fort…

Photo : Valérie Frossard

Pour la soirée de clôture, le 28 mars (à 20h30) au Théâtre Saragosse, Amala Dianor forme deux trios en miroir : New School et Quelque part au milieu de l’infini. Les trios, planants en suspension, mettent en scène trois interprètes (dont lui-même) qui combinent leurs différentes origines pour « créer une composition extrêmement fluide et sans ostentation ». Le métissage est également au cœur du parcours et des créations d’Amala Dianor. Il a commencé par s’intéresser au hip-hop avant d’intégrer l’Ecole supérieure de danse contemporaine du Centre national de danse contemporaine d’Angers, en apprenant à passer d’une technique à l’autre avec finesse et virtuosité. Il a inventé son propre langage à partir d’un vocabulaire métissé, et d’emprunts à la danse traditionnelle autant que contemporaine : « Sa danse est hybride, fluide et organique. Elle fait dialoguer ses racines sénégalaises, la danse acrobatique et la danse contemporaine », décrit Carole Rambaud.



Plus que jamais en ce temps de mars, Pau va s’imposer comme l’une des capitales de la danse…

Programme complet, réservations et tarifs sur espacespluriels.fr

 

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