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Dans les vestiaires de l’ovalie

Le 19 Mar. 2017

Pau totalement submergé par la marée jaune – Bayonne, une révolte de l’espoir trop vite refroidie – La fusion fait pschitt ! – Les Coqs triomphent dans un finish délirant

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La Section n’a pas existé à Clermont, encaissant une défaite record qui impose une grosse réaction. L’Aviron pensait être revenu aux portes du maintien avec sa victoire sur Bordeaux, mais l’annulation de la fusion du Racing et du Stade Français ne permet plus de rêver. Sauf nouveau rebondissement. Les Bleus ont certainement fait un pas important vers le retour au premier plan, en battant le Pays de Galles après un combat improbable de 20 minutes après la fin du temps réglementaire.


 

Fusion Racing-Stade Français annulée – Paris à vendre

Ca c’est fait ! Après le projet de fusion entre Bayonne et Biarritz, c’est celui entre le Racing et le Stade Français qui a fait long feu. La violence des réactions a été telle que les dirigeants ont jeté l’éponge. Reste l’incertitude de l’avenir du Stade Français : Thomas Savare  s’est donné 3 mois pour trouver un repreneur. Ce qui n’est pas une mince affaire. Est-ce que le Qatar se mettra sur les rangs ?


Pour revenir à la fusion manquée, laissons la parole à Jacky Lorenzetti, président du Racing…

« Je renonce au rapprochement avec le Stade Français Paris, en accord avec Thomas Savare, la fusion n’aura donc pas lieu. Nous avions décidé, avec Thomas Savare, de rapprocher le Stade Français Paris et le Racing 92 pour créer le grand club francilien de demain et lui assurer un avenir pérenne et brillant.


« J’ai décidé de renoncer à ce beau projet. Je pense sincèrement qu’il était suffisamment ambitieux pour recueillir l’approbation du plus grand nombre. J’ai estimé que les avantages qu’il offrait au rugby francilien l’emporteraient sur les inévitables efforts qu’il impliquerait. Efforts nécessaires des deux côtés, deux cultures fortes, deux histoires merveilleuses, il fallait écrire la suite non pas à la première personne du singulier, mais à la première personne du pluriel.



« J’ai entendu et compris les fortes réticences qu’a soulevé ce beau projet d’union. En tout état de cause, les conditions sociales, politiques, culturelles, humaines, sportives ne sont pas remplies. Peut-être avons-nous eu raison trop tôt, l’avenir nous le dira…




« Je n’ai pas mesuré à quel point la nécessité d’expliquer, de faire partager ma vision et d’en présenter les modalités jusque dans les rangs du Racing 92 étaient une priorité absolue. Je ne m’attendais pas à une telle résistance, surtout en interne ! Je tiens d’ailleurs à remercier les joueurs Ciel et Blanc d’avoir défendu face à moi leurs convictions, quelles qu’elles soient, avec courage, générosité et solidarité. Surtout avec un grand sens des responsabilités. Je suis fier d’eux, d’eux tous.

« Seuls ma passion, mon enthousiasme, l’envie d’être utile au rugby et par-delà au sport français m’ont guidé. Le rugby est un milieu de passions. C’est notre honneur d’avoir des convictions et de les défendre. Mais le temps est trop court. Il n’est pas possible alors qu’une saison se joue de mener un dialogue et de dépasser les tensions. 
Je tiens à dire à la grande famille du rugby, aux partenaires fidèles du Racing 92, aux supporters, aux joueurs, aux staffs sportifs et administratifs des deux équipes ainsi qu’aux bénévoles des écoles de rugby qu’il n’était pas dans mon intention d’opposer une partie de la famille à une autre.


« Cette famille est le cœur battant de notre sport. Quant à moi, je n’en suis qu’un serviteur passionné. L’avenir du Stade Français s’écrira sans nous, et je lui souhaite sincèrement tout ce que l’on peut souhaiter de meilleur à quelqu’un que l’on a appris à connaître de plus près.
Je vais, bien sûr, de mon côté, continuer à œuvrer pour faire grandir le Racing 92 en m’appuyant encore d’avantage sur notre centre de formation et sur notre future Arena qui sera livrée dans quelques mois.


« Je donne rendez-vous à tous les amoureux du rugby pour un beau derby le 29 avril prochain au Stade Jean Bouin. »


 

Clermont-Pau (65-13) : un terrible trou d’air

La Section Paloise avait laissé quelques cadres au repos pour ce déplacement périlleux. Leur rôle sera important cette semaine pour aider le groupe à digérer ce coup de massue et repartir de plus belle. Il faudra être prêt à affronter une série de matches redoutable avec la réception de La Rochelle (25 mars), des matches au Racing (8 avril) puis au Stade Français (15 avril), l’accueil de Brive (29 avril) et un déplacement à Toulon (6 mai).


Dès le coup d’envoi, les Jaunards ont marché sur les Vert & Blanc, imposant un rythme tel que les Palois ont complètement craqué, encaissant 9 essais. Samedi, il y avait un monde d’écart entre les deux équipes. C’est surtout cela qui a fait très mal à la tête. D’autant plus que les Auvergants étaient privés de leurs internationaux : Vahaamahina,
Lopez, Nakaitaci, Lamerat et Chouly.

La révolte s’impose cette semaine du côté de la Section, pour montrer qu’il ne s’agissait que d’un faux pas. L’occasion est belle avec la réception des Maritimes, la révélation de l’année. Un sacré test dans cette dernière ligne droite.


 

Bayonne-Bordeaux (24-20) : une belle victoire, pour l’honneur

Quelle belle victoire, mais quelle douche froide ! En battant Bordeaux après une belle prestation, l’Aviron Bayonnais semblait avoir fait le plus dur pour rêver à nouveau de maintien, grâce à la fusion des deux clubs parisiens. Hélas, les espoirs se sont envolés dès dimanche avec l’annulation du projet. Même si une incertitude demeure sur l’avenir du Stade Français qui cherche un repreneur.


Dommage ! Mais, les Bayonnais en ont profité pour faire plaisir à leur public et pour montrer un visage beaucoup plus séduisant. Ils ont au moins montré ce dont ils étaient capables et peuvent aborder la fin de la saison et la descente de manière un peu plus sereine.

Devant 14.000 spectateurs, Jean Monribot a montré l’exemple, une fois de plus, marquant le premier essai (19e). Un 2e essai par Lovobalavu (26e) a permis à l’Aviron de rentrer aux vestiaires avec un petit matelas (18-3). La deuxième mi-temps fut plus compliquée, mais Bayonne a su préserver cette victoire qui fait tant de bien au moral.

Samedi prochain, les Basques se déplacent à Lyon avec comme seul objectif de soigner leur fin de saison pour mieux rebondir en Pro D2.


21e journée du Top 14

Bayonne-Bordeaux (24-20), Clermont-Pau (65-13), La Rochelle-Brive (36-17), Toulouse-Lyon (42-26), Grenoble-Toulon (23-23).

Reportés : Castres-Stade Français et Montpellier-Racing


Classement du Top 14

  • Qualification directe pour les demi-finales : La Rochelle (71), Clermont (63)
  • Qualification pour les barrages : Montpellier (55, 1 match en moins), Toulon (53), Pau (52), Castres (51, 1 match en moins)
  • Milieu de tableau : Toulouse (47), Bordeaux (45), Racing (45, 1 match en moins), Brive (44), Lyon (41), Stade Français (40, 1 match en moins)
  • Relégation : Grenoble (29), Bayonne (26)

22e journée du Top 14

Samedi 25 mars : Racing-Clermont (14h45, Canal+ Sport) ; Lyon-Bayonne, Pau-La Rochelle, Grenoble-Castres (18h30, Rugby+) ; Bordeaux-Toulouse (20h45, Canal+ Sport).

Dimanche 26 mars : Brive-Montpellier (17h, Canal+), Stade Français-Toulon (21h, Canal+).


 

France-Galles (20-18) : un final inouï, peut-être le déclic…

Ce match restera dans les annales du rugby international, avec une interminable fin de match : 20 minutes de temps de jeu supplémentaire passé devant la ligne galloise. Un enchaînement incroyable de pénalités et de mêlées à 5 mètres qui s’est heureusement terminé par l’essai de la victoire marqué en force par Damien Chouly.

Mais finalement, c’est ce match gagné au mental avec une belle maîtrise qui servira peut-être de déclic pour les hommes de Guy Novès. En effet, après avoir échoué dans les dernières minutes face aux Néo-Zélandais, aux Australiens et aux Anglais, il leur manquait ce type de final pour passer un cap majeur.


Il faudra attendre la prochaine tournée en Afrique du Sud (juin) pour voir si les Bleus auront tiré le bénéfice de cette victoire qui leur donne la 3e place du Tournoi des 6 Nations, derrière l’Angleterre et l’Irlande.

Tournoi des 6 Nations, dernière journée : Ecosse-Italie (29-0), France-Galles (20-18), Irlande-Angleterre (13-9)

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