À l’origine, une tradition. elle voulait que l’aîné de la famille, fille ou garçon, hérite des biens principaux – maison, terres, bêtes -, au détriment des cadets obligés de partir s’installer ailleurs.
« Mais si l’aînée venait à épouser un homme d’un autre village, les habitants voyaient d’un mauvais œil cet héritage leur passer sous le nez ! Les jeunes Campanois fabriquaient alors des mounaques – de l’Occitan monaca, issu de l’espagnol muñeca qui signifie poupée- à l’image des mariés, sous forme de caricatures amplifiant leurs défauts, pour aller les installer devant la porte de la future épouse. Tous les soirs, ils venaient manifester leur mécontentement à grand renfort de cloches lors du charivari, jusqu’à ce que les promis leur donnent de l’argent pour faire la fête. Cela valait aussi pour les veufs qui refaisaient leur vie, les filles mères ou enceintes avant le mariage. Le jour de la cérémonie, ils retrouvaient leurs mounaques devant l’église, en plus d’un tas de ronces qu’ils devaient enjamber. Tout cela n’était pas très gentil, et cette tradition, qui n’appartenait qu’à Campan, a été abandonnée, car parfois, le charivari se terminait mal… ».
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Les Journées des Mariolles célèbrent les traditions ces 10, 11 et 12 juillet. Trois jours de spectacles, mais aussi de stages de chant et de danse, d’initiations…
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