Le projet est porté par Aguila (Bidart), spécialisées dans les systèmes électroniques embarqués. Il réunit également : l’Estia, école d’ingénieurs et centre de recherche implanté au Pays basque ; le Rectorat de la Région Nouvelle-Aquitaine, qui mobilise les établissements publics concernés dans les Pyrénées-Atlantiques ; le Gouvernement basque, qui associe les acteurs de la formation professionnelle en Euskadi ; le Cluster Gaia, qui représente les entreprises des secteurs électronique, numérique et technologique d’Euskadi.
L'Institut Don Bosco et le Département des Pyrénées-Atlantiques participent au projet en tant qu'entités associées.
Ce consortium permet de faire travailler ensemble des entreprises, des lycées, une école d’ingénieurs, des centres de formation professionnelle, des chercheurs et des acteurs publics. Cette diversité doit permettre de rapprocher les formations des besoins réels des entreprises et de faciliter le passage d’une technologie du laboratoire à l’atelier.
Un espace technologique partagé
Les partenaires vont mettre en place une plateforme transfrontalière baptisée Common Space pour partager des équipements, des plateformes d’essais, des compétences techniques et des ressources de formation. Elle doit aussi faciliter le développement de nouveaux produits électroniques, depuis leur conception jusqu’à leur production, en intégrant dès le départ leur consommation de ressources, leur réparabilité, leur durée de vie et leur fin d’usage.
Un club des entreprises et partenaires de NAIA sera progressivement constitué. Il aura pour rôle de faire remonter les besoins du terrain, de partager des projets et d’ouvrir les ressources à de nouveaux acteurs.
« NAIA, en basque, renvoie à la volonté. C’est bien ce qui nous réunit dans ce projet : la volonté de travailler des deux côtés de la frontière, avec les entreprises, les lycées, les écoles d’ingénieurs et les centres de formation. Une PME ne peut pas financer seule un moyen d’essai, recruter toutes les compétences dont elle a besoin ou suivre chaque évolution technologique. NAIA doit lui donner accès à ces ressources. Notre objectif est clair : aider le territoire à concevoir, produire, réparer et recycler davantage d’équipements électroniques ici, tout en formant les personnes qui feront ce travail demain » souligne Hubert Forgeot, président d’Aguila.
Le projet s’est fixé 5 objectifs majeurs : produire davantage sur le territoire en renforçant les capacités locales de conception, de fabrication, de maintenance, de réparation et de recyclage ; aider les entreprises à développer de nouvelles activités et ainsi créer des emplois qualifiés et attirer de nouveaux projets industriels sur le territoire ; allonger la durée de vie des équipements, en travaillant sur l’écoconception, la réduction des consommations de matières et d’énergie, la réparabilité, le réemploi et le recyclage.
Il s’agit également de : partager les équipements et les compétences, en permettant d’accéder à des moyens d’essais, des plateformes technologiques et de la recherche ; former les techniciens et ingénieurs dont les entreprises ont besoin, en anticipant les compétences qui seront nécessaires dans les prochaines années.
NAIA ne se limitera pas aux membres du consortium. Les partenaires souhaitent collaborer progressivement d’autres entreprises, établissements de formation, laboratoires et acteurs industriels français et espagnols.
Dans les prochains mois, un site internet permettra de suivre les travaux menés dans le cadre de Common Space, les formations proposées, les projets engagés et les modalités de participation des entreprises.
A suivre sur LinkedIn






Réagissez à cet article
Vous devez être connecté(e) pour poster un commentaire