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CUBASANGAQuand Biscarrosse bat au rythme de la salsa

Du 19 au 22 juin, le festival fait son grand retour pour trois jours de fête, de musique et de danse.
Cubasanga, une plongée dans les Caraïbes pour faier vibrer les corps et les esprits
NATHADREAD PICTURES - NATHANAEL MERGU
Un week-end festif, accessible et chaleureux, porté par les rythmes afro-latino-caribéens. À Cubasanga, seule compte l’envie de partager. Et de danser, les pieds dans l’eau.

L'été arrive à grand pas et les événements musicaux en plein air vont débarquer un peu partout sur la côte landaise. Du 19 au 22 juin 2026, Cubasanga revient à Biscarrosse, comme un retour aux sources, retour aux sensations, retour à cette énergie brute qui fait vibrer les corps autant que les esprits.


Dans l’écrin naturel du camping Mayotte Vacances, entre lac et pins, la musique s’invite partout jusque tard dans la nuit. Ici, pas de scène figée ni de programme rigide, tout simplement parce que la fête se vit en mouvement, dans une improvisation collective où chacun devrait y trouver sa place.

Une partition festive à ciel ouvert

Les rythmes remontent dans les jambes et finissent par emporter tout le monde
Cubasanga DR

Dès les premières notes, le ton est donné. Derrière les platines, DJ Amine, DJ Chanchan, DJ Kévin et DJ El Loco orchestrent un voyage sonore où la salsa dialogue avec la timba, où la bachata croise la kizomba, où chaque morceau devient une invitation à lâcher prise. Une bande-son solaire, vibrante, qui transforme tous les lieux en piste de danse.


Mais Cubasanga n'est pas là pour vous faire écouter la musique, il la fait vivre. Les percussions résonnent en direct, portées par des musiciens enflammés. Les rythmes prennent corps, s’ancrent dans le sol, remontent dans les jambes et finissent par emporter tout le monde dans une même vague.

Les beach parties s’enchaînent, et l’eau devient elle aussi un terrain de jeu
Cubasanga DR

À leurs côtés, les danseurs et animateurs insufflent une énergie communicative. Conga, rumba, rueda… les cercles se forment, se déforment, s’ouvrent à tous. Ici, on ne juge pas, pas de compétition, on partage. Les hésitants comme les maladroits se mêlent aux passionnés ou encore aux spécialistes.

À Cubasanga, la fête ne s’arrête jamais vraiment. Elle change simplement de tempo. Le matin, les corps se réveillent au son d’une salsa plus douce. Un stretching aux accents cubains, une mise en mouvement progressive, comme une montée en gamme avant la grande improvisation du jour.

Puis viennent les après-midis baignés de soleil. Les pool parties s’étirent, les beach parties s’enchaînent, et l’eau devient elle aussi un terrain de jeu. On danse sur le sable, on profite au bord des bassins, on partage un verre à la paillote jusqu'à ce que le ciel se teinte d’orange.

Le soir, la fête prend une autre dimension. Nouveauté de cette édition, les soirées s’exportent au Calido Club. Les navettes organisées prolongent l’expérience, laissant le lac derrière pour vous transporter là où la musique se fait plus dense, les lumières plus vives, les corps encore plus libres.

Retour à Biscarrosse, retour aux racines

Mais au-delà des rythmes et des décors, ce qui fait l’essence de Cubasanga, c’est son esprit. Une forme de simplicité revendiquée, presque militante. Ici, pas de performance, pas de compétition, pas de pression. Juste l’envie d’être ensemble, de partager, de créer du lien.

Les apéritifs au bord du lac deviennent des moments suspendus, les pique-niques prennent des airs d’auberge espagnole. Les conversations se mêlent aux musiques, les rencontres naissent au détour d’un pas de danse. Cette convivialité n’est pas un hasard, elle est la raison d'être du festival. Elle transforme un simple week-end en véritable parenthèse humaine, en espace où les différences s’effacent.

Revenir à Biscarrosse n’est pas anodin. En effet, c’est ici que l’histoire a commencé, ici que les premières notes ont résonné, ici que les premiers pas ont été dansés. Un clin d’œil assumé aux années passées, une manière de boucler la boucle.

Le lieu, lui aussi, participe à la magie. Entre forêt et lac, à quelques pas de l’océan, tout semble inviter à ralentir, à respirer, à profiter. Les mobil-homes offrent un confort discret, les infrastructures du camping prolongent l’expérience, entre détente et loisirs. Car Cubasanga, c’est aussi une fête clé en main, pensée pour que chacun puisse se laisser porter et ne pas penser à l’organisation, juste vivre pleinement chaque instant.

Une invitation à lâcher prise

Au final, Cubasanga est un moment de vie, trois jours où la musique devient un langage commun, où la danse efface les distances et où la fête prend des allures d'exutoire. Une bulle hors du temps, où l’on vient se retrouver, se reconnecter, vibrer à l’unisson. On arrive parfois seul, mais on repart rarement sans souvenirs, sans visages, sans cette sensation étrange d’avoir vécu quelque chose de simple et fort.

Et quand la dernière note s’éteindra, que les lumières s'éteindront et viendra ainsi le moment de partir, il restera ce rythme en tête. Et cette inéluctable envie de revenir, se laisser emporter par la vague Cubasanga.

Sébastien Soumagnas

Cubasanga DR

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