L’entreprise Norma Auto Concept, créée en 1984 par Norbert Santos et Marc Doucet (dont les prénoms forment le nom), avait acquis une réputation mondiale, notamment avec des prototypes destinés aux courses de côtes.
La marque avait participé à six reprises aux 24 Heures du Mans, quatre fois aux 24 Heures de Daytona, à la Coupe Alfa Romeo, devenant championne en 1991 avec Marcel Tarrès, et vice-champion en 1992 et 1994 avec Claude Degremont ; elle a aussi remporté le Challenge Enduro Proto du Championnat VdeV en 2009 et 2010. Au Championnat de France de la Montagne, Norma s’est adjugé trois titres absolus avec Nicolas Schutz en 2013, 2014 et 2015. N’oublions pas le Championnat d’Europe de la Montagne, en catégorie II, avec Simon Faggioli, qui remporte en 2014 les 12 courses de la saison, et 8 en 2015.
Mais ses lettres de noblesse, c’est au Pikes Peak que Norma les a acquises dès 2014, avec la victoire de Romain Dumas sur sa M20 RD Limited à quatre roues motrices, et un 4 cylindres turbo de 650 CV. Une superbe performance qu’il a renouvelé, succédant au palmarès de la centième édition à Sébastien Loeb. Ce qui situe son niveau de performance.
Il faut savoir que le Pikes Peak International Hill Climb (dans le Colorado) est une course de côte mythique, la troisième plus ancienne course automobile officielle encore active aux States.
Pour continuer cette brillante histoire, Nova Proto réalise des sports-protos « cousus mains » avec des performances de premier rang, tout en conservant l’essentiel : la passion.
L’entreprise s’occupe aussi de la maintenance et des pièces détachées de tous les sports proto Norma M20, M20F et M20FC ainsi que des Norma Historiques. Elle apporte également un soutien personnalisé, technique et matériel pour assurer la bonne exploitation de l’ensemble des sports prototypes.
Parmi les modèles déjà développés, la NP 01 est une véritable référence pour les courses de côte, tandis que la NP 02 a été conçue pour les courses d'endurance. Quant à la NP 03, elle est dotée d’un moteur de moto pour cibler les amateurs de bolides agiles.
Il faut noter que la plupart des pièces sont conçues et fabriquées sur place, à Saint-Pé-de-Bigorre. Ainsi, les directions assistées, des systèmes électroniques, les volants… sont faits maison. Ce qui permet d’avoir des coûts très compétitifs.
De plus, Nova Proto peut utiliser des pistes de l’aéroport de Tarbes-Lourdes-Pyrénées pour faire ces essais.
La nouvelle entreprise emploie une dizaine de personnes et affiche plus que jamais de grandes ambitions.
Une GT aux grandes ambitions…
Nova Proto a donc lancé le chantier GT (Grand Tourisme) avec un objectif de fabriquer une dizaine de bolides par an pour de grandes écuries, depuis les ateliers bigourdans. Un défi de taille puisqu’il s’agit de se donner les moyens de rivaliser avec les modèles de Ferrari, Porsche, Aston Martin, etc.
Cette voiture de compétition sera thermique, pour être conforme à la règlementation actuelle de la FIA, mais pourra être adaptée en mode hybride ou même électrique. Pour cela, l’entreprise bigourdane sera en mesure d’adapter elle-même les châssis.
Le constructeur pyrénéen a annoncé être capable de commercialiser sa GT au prix de 250.000 euros, alors que les voitures des grands constructeurs se négocient entre 600.000 et 800.000 euros. Mais au-delà de cet atout, Nova compte bien offrir la performance (vitesse, régularité, fiabilité…) et la qualité de maintenance indispensables. Nova Proto est réputé pour sa capacité à apporter un accompagnement technique de proximité.
Cette nouvelle étape est soutenue notamment par un prêt accordé par le Bureau de Développement Économique et Attractivité Adour. En 2026, Nova Proto espère dépasser les 6 millions d’euros de chiffre d’affaires.






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