Apple, Microsoft, Peugeot, Airbus, Dassault... et aussi Devoucoux à Ustaritz, Lagarde à Mauléon, Butturini à Alos, Emac et Etche Sécurité à Viodos, Lecomble et Schmitt à Urt, Sokoa à Hendaye, Somocap à Jatxou, Alki à Larressore, Aguila Technologies à Bidart, EPTA à Hendaye, Lynxter à Bayonne, le centre départemental de l'élevage ovin à Ordiarp, Intza cosmétique à Bardos et tant d'autres au Pays basque : savez-vous que toutes ces entreprises ont un point commun ?
Oui, toutes, chacune à son échelle selon son marché et ses capacités, veulent créer de nouveaux produits pour les introduire sur un marché concurrentiel. Cela passe par de la R&D (recherche et développement), autrement dit de l’innovation.
Toutes misent de l’argent, beaucoup d’argent, de l’énergie, de l’enthousiasme et parfois aussi de l’énervement ou de la frustration pour développer des produits nouveaux et se démarquer dans un environnement mondial où la concurrence est féroce.
De l’idée à la réalité, un chemin semé d’incertitudes
Parfois, le produit existe déjà, mais doit être réinventé car les temps changent et les usages évoluent. Parfois aussi, il répond à un besoin encore non exprimé mais bien réel. Tout commence alors par l’imagination du concepteur, qui propose une nouveauté et tente de la vendre… comme il peut.
Car l’innovation, c’est d’abord une affaire d’intuition, une phase peu coûteuse en apparence. Nous connaissons tous quelqu’un qui a dix idées par jour. Mais vient ensuite une partie plus technique pour la concrétisation : vérifier que l’idée n’existe pas déjà, constituer une équipe projet avec ingénieurs, dessinateurs et techniciens, réaliser des prototypes, intégrer les normes, effectuer des tests en interne puis sur le marché avec des clients pilotes.
Viendra ensuite, si le produit trouve son public, la phase d’industrialisation, de production, de marketing et de commercialisation. C’est là que naissent les emplois dans les usines et ateliers.
Investir aujourd’hui pour survivre demain
On comprend alors que lorsque Dassault conçoit un nouvel avion en espérant séduire ses clients, toute une chaîne de sous-traitants locaux bénéficie de cette dynamique. Mais à une autre échelle, chaque entreprise innovante engage des sommes considérables.
Il n’est pas rare que certaines consacrent entre 5 et 10 % de leur chiffre d’affaires à la conception de nouveaux produits : ceux qui assureront leur avenir à moyen terme. Car, l’innovation est un cycle sans fin : concevoir aujourd’hui pour vivre demain, puis recommencer.
Aujourd’hui, quel que soit leur secteur, les entreprises doivent intégrer électronique, informatique embarquée et désormais intelligence artificielle. Ces évolutions alourdissent encore les investissements nécessaires.
Mais ces engagements financiers impliquent aussi des risques majeurs. Investir un ou deux millions d’euros sur plusieurs années sans garantie de succès peut fragiliser une structure. L’exemple du Concorde reste dans toutes les mémoires : bijou technologique, mais échec commercial après le choc pétrolier, avec seulement 14 appareils vendus.
Si les États ont pu absorber ce revers, qu’en serait-il d’une PME de 30 salariés confrontée au même scénario ? Un concurrent plus rapide, un marché absent, un développement plus long que prévu… et l’entreprise vacille.
Car innover, c’est souvent entrer dans un tunnel sans certitude de voir la lumière au bout.
Et pourtant, c’est bien cette capacité à innover qui fait avancer le monde. Les produits qui nous entourent aujourd’hui n’existaient pas il y a vingt ans, et ceux de demain transformeront à leur tour nos usages.
Ainsi va la vie économique, au Pays basque comme ailleurs, portée par cette mécanique exigeante mais indispensable : l’innovation.
ICI, on produit la vie
Chaque mercredi, au minimum, vous retrouverez cette rubrique : un rendez-vous inédit pour défendre les métiers de production. Des témoignages, des reportages, des interviews, des dossiers permettront de porter cette CAUSE majeure, pour la faire avancer.
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Un défi majeur à relever ensemble…
Plus nombreux qu’on ne le pense, ceux qui produisent au Pays Basque montrent la voie. On pense souvent à quelques fleurons industriels, à des grands groupes, mais une multitude de femmes et d’hommes font partie de l’aventure production, avec des structures de toutes tailles. Les petits ruisseaux font les grandes rivières.
Tous méritent d’être encouragés.
A travers cette rubrique « ICI, on produit la vie », PresseLib’ veut animer une communauté, en favorisant des solidarités, en encourageant la partage d’expériences, en incitant aux transmissions, en faisant bouger les lignes, en faisant émerger des solutions nouvelles… Bref, en créant une dynamique inédite.
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Lynxter DR

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