Il s’agit de préserver la qualité des eaux des lacs et des cours d’eau, menacée par une fréquentation en forte croissante susceptible de générer une pollution significative.
Depuis le 2 juin, le Parc national des Pyrénées a donc fait évoluer les règles : « dans les lacs et laquets, la baignade et les autres activités aquatiques et nautiques impliquant une immersion partielle ou totale dans l’eau sont désormais interdites. La pêche est réglementée ». Pas moins de 76 lacs sont concernés.
Autre décision affichée : « dans les cours d’eau, la randonnée aquatique (aquarando, ruisseling) est interdite. La pêche, le canyonisme et le canoë-kayak sont réglementés ».
Torrents, ruisseaux, rivières souterraines, tourbières... le Parc national regorge de cours d’eau et de lacs d’exception reconnus pour la pureté de leur eau. Inestimables et fragiles, ces écosystèmes sont exposés aux impacts du réchauffement climatique et aux activités humaines.
Afin de préserver ce patrimoine naturel tout en maintenant un tourisme durable, et faisant suite à un travail de concertation avec les représentants des activités de sports et loisirs aquatiques, le Parc national a donc fait évoluer sa réglementation en zone cœur.
Ces décisions interviennent afin de préserver la qualité des eaux des lacs de montagne et des cours d’eau, menacée par une fréquentation croissante susceptible d’engendrer une pollution organique et chimique : savon, crème solaire, produits antimoustiques…
Il s’agit aussi de protéger la biodiversité, notamment les espèces sensibles vivant dans ou à proximité des milieux aquatiques, de réduire les dérangements visuels et sonores liés à ces pratiques et d’assurer la sécurité du public, dans un environnement naturel de montagne qui peut présenter des risques.






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