Basée à Cambes, dans le Lot, la société coopérative Railcoop a déjà convaincu plus de 6.000 sociétaires. Ce 4 mars, elle a passé le cap du million et demi d’euros récoltés, ce qui devrait lui permettre d’obtenir sa licence d’opérateur ferroviaire pour les voyageurs.
Société coopérative d’intérêt collectif lancée en novembre 2019, Railcoop se définit comme un « pionnier du ferroviaire citoyen français », et s’assigne pour objectifs de contribuer à la transition écologique et de désenclaver les territoires en relançant des lignes.
Elle travaille sur plusieurs autres projets qui pourraient prochainement se concrétiser. Dans un premier temps, Railcoop espère faire circuler en fin d’année des premiers trains de marchandises depuis l’Aveyron (Viviez-Decazeville) et le Lot (Capdenac) jusqu’au hub logistique de Saint-Jory, au nord de Toulouse.
Près de 700.000 voyageurs potentiels…
Mais le projet le plus emblématique de la SCIC Railcoop, c’est évidemment la réouverture aux voyageurs de la ligne Bordeaux-Lyon, que la SNCF n’exploite plus depuis 2014. Le nouveau départ est prévu pour juin 2022. Railcoop a déjà obtenu l’été dernier l’aval de l’ART (Autorité de Régulation des Transports).
Seraient desservies les gares de Libourne, Périgueux, Limoges, Saint-Sulpice-Laurière, Guéret, Montluçon, Gannat, Saint-Germain-des-Fossés et Roanne. Le trajet se ferait en un peu moins de 6 heures et 50 minutes.
Pour exploiter cette ligne, la coopérative projette de louer 6 rames automotrices Régiolis d’Alstom. Et elle a fait son petit calcul : elle table sur 690.000 voyageurs par an, future clientèle voyageant actuellement par la route (voiture ou bus), et dans une moindre mesure par voie aérienne.
Elle annonce même un tarif de 38 euros pour un Bordeaux-Lyon, tout en espérant naturellement capter des voyageurs intéressés par des trajets plus courts sur la ligne.
Au-delà, Railcoop s’est déjà positionnée auprès de l’ART sur les lignes Toulouse-Rennes (via Montauban, Cahors, Brive-la-Gaillarde, Limoges, Poitiers, le Futuroscope, Châtellerault, Tours Ville, Le Mans et Laval) et Lyon-Thionville (via Mâcon, Chalon-sur-Saône, Beaune, Dijon, Culmont-Chalindrey, Neufchâteau, Toul, Nancy et Metz).
La société souhaite les exploiter à partir de 2023. Et ne compte pas en rester là : « Aujourd’hui, au sein des cercles de réflexion de la coopérative, les sociétaires réfléchissent à la suite : nouvelles liaisons ferroviaires, services innovants, complémentarité avec les mobilités douces… L’aventure Railcoop ne fait que commencer », précise la jeune SCIC.
En attendant le grand départ pour Lyon, il ne reste maintenant plus à Railcoop qu’à déposer son dossier auprès du ministère en charge des transports et à obtenir son certificat de sécurité ferroviaire.
Mais au train où les choses vont, on devrait bientôt vous en reparler…
Plus d’informations sur le site internet, cliquez ici
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