Déjà en 2022, 43 départements avaient décidé de repasser aux 90 km/h sur une large partie de leur réseau routier. C’était le cas notamment des Hautes-Pyrénées et du Gers. 52.000 km de routes avaient ainsi une vitesse rehaussée, sur un réseau total de 90 000 km.
Le Gers avait donc décidé, dans un premier temps (juin 2022), de relever la vitesse maximale autorisée à 90 km/h sur 350 kilomètres de routes départementales. À partir du 16 février prochain, ce seront 220 kilomètres supplémentaires qui seront concernés. D’ici là, les panneaux seront changés et les radars recalibrés.
La Commission départementale de Sécurité Routière (CDSR) a validé la nouvelle carte gersoise du réseau routier limité à 90 km/h. Il faut savoir que ces commissions passent régulièrement au crible, dans chaque département, les différents axes afin de décider de la vitesse la mieux adaptée. Cette approche sur le terrain est bien plus logique et efficace qu’une mesure parachutée au niveau national sans la moindre connaissance des spécificités locales.
Pour rappel, les Conseils départementaux ont la capacité d’abandonner la limite de vitesse à 80 km/h, dans des conditions très encadrées par le Conseil national de la Sécurité routière.
Le choix du Gers de revenir à 90 km/h n’est pas anodin, tellement ce département est concerné par la sécurité routière avec de nombreuses routes réputées dangereuses. Il est intéressant d’entendre les explications de Philippe Dupouy, président du Conseil départemental.
« Le Département agit avec constance et responsabilité pour adapter son réseau routier aux réalités du territoire. Dès que la gestion des anciennes routes nationales a été attribuée au Département, j’ai pris cet engagement afin d’assurer une meilleure cohérence sur notre réseau. Le relèvement à 90 km/h sur ces nouveaux axes répond à une attente forte des usagers, tout en s’appuyant sur une analyse rigoureuse des conditions de sécurité. Notre priorité reste inchangée : garantir des déplacements plus lisibles, plus cohérents et toujours plus sûrs, dans le respect des avis des services de l’État et des instances de sécurité routière. »
Cette mesure de limitation de vitesse, en voie de disparition, aura coûté très cher aux contribuables. Il faut savoir que le budget du passage à 80 km/h avait été estimé par les autorités à plus de 10 millions d’euros. En réalité, il aurait été encore plus lourd.
Reste à savoir ce que feront les autres département du bassin Adour Gascogne : les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Atlantiques et les Landes.
Les axes routiers concernés par cette nouvelle phase dans le Gers
RD 1124 (ex RN 124) et 824 (ex RN 524) d’Auch – la Hurée à la limite du département des Landes via Cazaubon
RD 1021 (ex RN 21) de la limite du département du Lot-et-Garonne à la limite du département des Hautes-Pyrénées
RD 2 depuis le carrefour des Trouettes situé à Miramont d’Astarac jusqu’à la limite du département des Hautes-Pyrénées
RD 3 et RD 946, de Tillac à Riscle.






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