Pau-Racing (31-33) : après la gigantesque déception, un vrai espoir
Certes, cette élimination en quart est dure à avaler pour les joueurs, le staff et les supporters. Certes, il sera difficile pour tous de la digérer, tellement il s’en est fallu de si peu qu’elle se prolonge à Marseille… Pourtant, une lumière s’est clairement allumée au sein du groupe comme du public : tous ont porté très haut le Vert & Blanc ainsi que le duo de vaches béarnaises en Rouge & Jaune.
Il va falloir maintenant réussir l’intersaison, ce qui est un autre défi (nettement moins spectaculaire), pour d’abord confirmer un changement de statut dans cet univers impitoyable du Top 14. Puis, pour ensuite, réaliser une nouvelle saison parfaite. Bon nombre d’équipes ont déjà eu tellement de mal à réussir cette bascule amplifiée que c’est là que l’on attend la Section avec beaucoup d’envie. Elle peut le faire ! Même si la barre a été placée très haut avec 13 victoires sur 13 à la maison et une position en N°2 ou 3 pendant des mois.
Plusieurs internationaux palois vont maintenant s’envoler pour la tournée estivale (la Section est devenue l’un des principaux fournisseurs de Bleus) : de quoi, augmenter leurs appétits et leurs ambitions ; de quoi aussi, accumuler des fatigues supplémentaires entre deux championnats harassants.
L’effectif va continuer à évoluer, mais toutes les autres écuries vont aussi s’armer pour attaquer une compétition qui s’annonce plus serrée et féroce que jamais, d’autant plus avec le retour des Bretons de Vannes qui ne comptent pas jouer les figurants.
Ce samedi soir, dans un superbe stade du Hameau en totale effervescence, les Béarnais ont été à la hauteur de leur nouvelle réputation. Hélas, cela n’a pas été suffisant face à cette puissante écurie francilienne. Comme très souvent en Top 14, et plus encore en phase finale, la bascule d’un côté ou de l’autre tient à si peu de choses que la frustration est terrible pour le perdant alors que la victoire est encore plus belle pour le gagnant. C’est, une fois de plus, le cas.
Au-delà de sa puissance et de sa maîtrise, le Racing a su contrer quelques points forts des Béarnais, comme les ballons hauts ou même la touche. Il a surtout appliqué une stratégie efficace pour résister au money-time souvent dévastateur de la Section. Si les Palois ont regretté des imprécisions dans leurs temps forts, c’est aussi en raison de la pression défensive exercée par les visiteurs.
Comme dans un combat de boxe, on a frôlé le KO de part et d’autre. Après l’essai le plus rapide du Top 14 (1’20), planté par le natif de Pau Léo Carbonneau, la Section a réagi en envoyant à dame Hugo Auradou (9e). Puis, Simmonds a donné l’avantage à Pau (17-10, 9e), avant que le Racing revienne au score (17-16 à la pause).
Au retour des vestiaires, les hommes de Collazo ont été dévastateurs, s’offrant deux essais par Fickou et Carbonneau pour faire le break (17-33, 52e). Peur sur le Hameau ! Sur un renvoi mal capté par les Franciliens, les Béarnais mettent la pression sur la ligne jusqu’au passage en force de Gorgadze (24-33, 56e). On revit ! Poussé par un public retrouvant sa voix, Pau jette toutes ses forces dans la bagarre pour remonter son handicap. Lucas Rey, sur un ballon porté, met le stade en fusion (31-33, 71e). Tout le peuple béarnais se met à espérer. Mais, les Franciliens ont mis les barbelés.
A noter les performances XXL d'Auradou et Brau-Boirie et la belle solidarité du groupe.
Informations sur le site internet de la Section Paloise
Barrages du Top 14
Samedi 13 juin : Pau-Racing (31-33)
Dimanche 14 juin à 21h05 : Stade Français-La Rochelle
Match d’accession
Dimanche 14 juin à 18h : Provence-Perpignan
Demi-finales à Marseille
Vendredi 19 juin à 21h05 : Toulouse-Racing
Samedi 20 juin à 21h05 : Montpellier contre le vainqueur de Stade Français-La Rochelle
Finale au Stade de France
Samedi 27 juin à 21h
L’Élan Béarnais assommé par Poitiers dans son Palais (82-106)
Énorme déception pour Pau qui n’a pas existé dans cette première manche de la finale d’Élite 2. Rien n’est perdu. Mais victoire obligatoire, lundi dans la Vienne.
Personne n’aurait imaginé une pareille humiliation dans un Palais des Sport plein comme un œuf. Les Béarnais ont été dominés de bout en bout, incapables de prendre leur destin en main face à une très belle formation, adroite et solide en défense, qui a su parfaitement gérer ses temps faibles.
Pau a compté jusqu’à 32 points de retard pour finir à -24, avec plus de 100 points encaissés. Incroyable ! Heureusement, l’écart ne compte pas pour la suite : seulement la victoire. Le plus important pour les Vert & Blanc va être de se remettre la tête à l’endroit après ce coup de massue, qui en plus apporte une grosse confiance à Poitiers. Mais, si les Béarnais retrouvent leur jeu, ils sont tout à fait capables d’aller se venger sur le parquet des Poitevins, et de s’offrir une belle à domicile. Allez l’Élan !
Après les victoires en quarts contre Châlons-Reims, puis en demi contre Orléans, chaque fois en deux manches sèches, l’Elan semblait à l’abri d’une telle contre-performance, d’autant plus qu’il avait dans les jambes deux matches de moins que leurs adversaires.
Est-ce l’enjeu majeur de cette finale, ouvrant les portes de l’élite au vainqueur, qui a fait déjouer les troupes de Mickaël Hay ? Ou bien ont-ils tout simplement été victimes d’une excès de confiance ? Les Béarnais sauront-ils sonner la révolte pour ne pas gâcher cette saison rondement menée ? On croise les doigts.
Les marqueurs : Milanese (15), Cornely (14), Clark (11), Raharimanantoanina (10), Nze (9), Pinault (8), Thelwell (7), Wibaut (4), Mballa (4).
De son côté, Poitiers a livré une remarquable prestation aussi bien en attaque qu’en défense. A noter que six joueurs ont marqué plus de 10 points : Gomis (20), Prat (19), Harley (16), Ngay (13), Idowu (12) et Eyango (11). Ce qui illustre les ressources de ce groupe, dans une dynamique de victoires très porteuse. Après avoir arraché in-extremis leur qualification, lors des deux tours précédents, les Poitevins comptent bien achever le travail devant leurs fans à Saint-Éloi.
Le match retour se jouera donc ce lundi 15 juin à Poitiers (20h30). La Belle, si nécessaire, se disputera le jeudi 18 juin à Pau.
Informations sur le site internet






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