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COUP DE COEURLa balade de JIM

Déjà la 45e édition, et toujours ce charme fou si singulier. Jazz in Marciac a déployé ses ailes sur la bastide gersoise, pour mener les festivaliers vers la liberté, vers les libertés.
La scène du festival bis avec des musiciens de jazz et le public installé sous le chapiteau de la place de Marciac
Pour rejoindre Marciac, il faut longer les champs de tournesols, comme de joyeux soleils nous confirmant que l’on est bien sur la route qui nous conduit droit vers le bonheur. Même si les routes gersoises sont tout sauf droites…

Une fois arrivé, il suffit de se laisser guider par les notes de musique qui courent jusque dans les ruelles. Car dès 11h30, la scène du Festival Bis sur la place de l’Hôtel de Ville accueille plusieurs groupes de jazz jusqu'en début de soirée. Café et croissants chauds pour les uns viennent y côtoyer les glaçons de l’apéritif pour les autres, et qu’importe, chacun ici vit à son rythme.

Ce samedi matin, c’est Jérôme Etcheberry Quintet qui rend hommage à Guy Lafitte et Bill Coleman, mais ils seront près d’une trentaine à se succéder tout au long de ces 18 journées, pour le plus grand bonheur des festivaliers qui peuvent faire “le plein” de jazz sans rien avoir à débourser, puisque le festival bis est gratuit.

Pour être sûr de ne rien rater, l’office de tourisme met à disposition un dépliant “Marciac in the pocket” sous forme d'agenda quotidien. On y trouve des balades thématiques à la fraîche, des projections cinématographiques “Musinéma” trois fois par jour (sauf les dimanches), un escape game aux Territoires du Jazz, des ateliers à la médiathèque, des conférences aux Halles, des dédicaces littéraires à La Chouette qui Lit, de la prévention sur les stands, des mini-concerts, des dégustations, le nom des stars se produisant sous le grand chapiteau ou à L’Astrada…

On découvre au hasard des déambulations des œuvres et expositions artistiques, des ateliers et galeries d’art nichés jusque dans les moindres recoins du village. Ici, les dessins de Perry Taylor taquinant les Gascons aux côtés des photographies de Jon Wainwright sur les chemins de Compostelle, là les peintures et sculptures de Véronique Clanet qui a trouvé “Les couleurs pour le dire”, et une foultitude de créations artisanales pour combler tous les goûts.

On retrouve cette liberté de choix au moment de se restaurer. Entre saveurs d’ici ou d’ailleurs, tout invite les papilles à une valse d’hésitations. On s’installera autour de la place centrale pour mieux profiter du festival Bis, ou dans la fraîcheur des terrasses ombragées plus en retrait pour déjeuner au calme quand le soleil est au zénith. Le soir, on privilégiera les restaurants éphémères et les food-trucks le long des promenades qui mènent vers le chapiteau et La Table de JIM, s’animant avec les prémices des concerts. 

À l’heure de la sieste, une fois les appétits comblés, une autre brise de liberté souffle depuis le jardin de l’église. C’est celle de Pascal Neveu, qui improvise sur son imposant piano à queue en plein air, vite entouré de festivaliers venus se laisser bercer après une nuit trop courte à l’ombre des cèdres, ou de passants stoppés dans leur élan par l’envol mélodique de ses notes audacieuses. 

Un arrêt souvenir s’impose à la boutique du festival proposant vêtements, accessoires, cartes postales, goodies à l’effigie de JIM, ou chez sa “petite” sœur à quelques mètres de là, pour découvrir les must de la saison, à l’image de cette chilienne JIM 2023 faite pour savourer l’esprit de Marciac et son goût de la liberté tout au long de l’année.

Marielle Fourcade

Festival Jazz In Marciac, du 20 juillet au dimanche 6 août

Pour retrouver tous les concerts sous chapiteau et à l’Astrada, rendez-vous sur le site

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