Abonnez-vous
Publié le

LES CLEFS DE L’ÉCOLe besoin de financement d’une entreprise

Comprendre les moteurs économiques de la vie locale, c’est aussi comprendre ce qui fait battre le cœur de nos organisations de production. La rubrique de PresseLib’ Pays Basque, "ICI, ON PRODUIT LA VIE" reprend pour vous quelques bases.
Le besoin de financement d’une entreprise
Chaque premier mercredi du mois, nous vous proposons ainsi un décryptage simple, accessible et concret de notions que l’on croit parfois connaître, mais qui se révèlent souvent plus nuancées qu’il n’y paraît.

Le besoin de financement d’une entreprise ? C’est l'ensemble des moyens financiers dont elle a besoin pour sa création, son fonctionnement quotidien ou son développement.

Dit comme cela, c’est effectivement un peu abstrait.

Pour faire simple, et sans même parler d’investissements, une entreprise a besoin d’argent pour « tourner », pour produire, mais aussi pour parer aux coups durs, aux crises etc. En effet, il lui faut d’abord engager de l’argent avant d’avoir des recettes qui ne viendront que plus tard. C’est un besoin de financement incontournable. En fait, sans ce financement, une entreprise ne peut même pas démarrer son activité.

Produire, c’est avancer de l’argent

Une société qui produit doit, par avance, payer des matières premières et du personnel. C’est-à-dire qu’elle a des dépenses avant d’avoir des entrées d’argent. Dans un fonctionnement normal, l’entreprise ne récupèrera l’argent de ses achats ou des salaires versés que lorsqu’elle aura vendu sa fabrication et surtout lorsqu’elle sera réglée par son client. Entre temps, cet argent dépensé sera, bien sûr, indisponible pour faire autre chose.

Une des caractéristiques des entreprises de production, c’est qu’elles ont en permanence des stocks de matières premières ou bien de produits terminés… Ce qui représente beaucoup d’argent immobilisé, en permanence.

Par exemple, quand une entreprise fabrique des pièces d’avions, la part de matières premières utilisée pour la production a souvent été achetée 6 à 12 mois avant la livraison de la pièce au client. Parce qu’il a fallu entre-temps fabriquer la pièce, avec souvent une dizaine d’opérations techniques, chacune d’une durée plus ou moins longue. En cas d’appel à un sous-traitant spécialisé pour la fabrication, il faut compter des délais supplémentaires liés à différents allers-retours. Parallèlement à ce financement des matières premières, la société devra couvrir 6 à 12 mois de salaires des opérateurs travaillant sur la production. Enfin, il lui faudra intégrer les conditions de paiement négociées avec chaque client : le règlement pouvant être effectué 30, 45, 60 jours... après la réception de la pièce. 

Idem, dans une société qui fabrique du fromage. Elle va payer le lait au producteur, puis faire le fromage… qu’elle va mettre 3 mois en cave d’affinage, avant de pouvoir le vendre… et récupérer tout l’argent avancé.

On mesure bien que des sommes souvent énormes sont avancées par les entreprises de production avant de retrouver leur mise initiale. C’est ce que l’on appelle le besoin en fonds de roulement ou BFR.

Le BFR, un enjeu stratégique selon le modèle économique

Suivant ces principes, on comprend alors qu’une entreprise qui fait du commerce, qui achète des marchandises et qui les revend, a besoin de moins de BFR que le sous-traitant aéronautique ou le fabricant de meubles ou de fromages.

Prenons le cas des grandes surfaces de distribution : elles sont payées au comptant par leurs clients (votre carte bleue !), alors qu’elles ne payent leurs fournisseurs que 30 ou 60 jours après avoir été livrés par eux. Ce type de commerce reçoit ainsi l’argent de ses clients avant de payer ses fournisseurs, alors que l’entreprise de production doit avancer beaucoup d’argent, pendant un certain temps, avant d’être réglée par son client.

Freepik

Pour en revenir au besoin en fonds de roulement (BFR), un financement sans lequel rien n’est possible, l’entreprise, l’entrepreneur, va devoir actionner plusieurs solutions pour obtenir le montant nécessaire.

Il faut savoir que cette couverture du BFR est souvent un parcours bien ardu qui met les compétences et la volonté de l’entrepreneur à rude épreuve.

Nous en parlerons dans notre prochain épisode des Clefs de l’Éco, le mercredi 1er avril.

Ici, on produit la vie

Chaque mercredi, cette rubrique propose un rendez-vous inédit pour défendre les métiers de production.

Des témoignages, des reportages, des interviews, des dossiers permettent de porter cette CAUSE majeure, pour la faire avancer.

Pour découvrir, les articles déjà publiés dans cette rubrique, cliquez ici

Au sommaire de ICI, on produit la vie

  • Un rendez-vous hebdomadaire inédit pour défendre les métiers de production

  • Artzainak à Mauléon : les bergers d’une production indépendante

  • La Ferme Elizaldia : au cœur de Gamarthe, l’agro-pépite se bâtit de génération en génération

  • Créer une nouvelle dynamique autour de la fierté « industrielle »

  • Boulangerie du Moulin à Mauléon

  • Lynxter façonne l'avenir en 3D

  • L’IzarFamily invente une dimension humaine pour les télécoms et le numérique

  • Erro, quand la maroquinerie fait vivre un atelier, un village, un pays

  • Alki : des racines et des ailes

  • Itsalga, quand la mer nourrit la terre

  • Tannerie Carriat : le cuir solide et la créativité éclatante

  • SEI, le numérique made in Pays basque

  • Resak : le design naît du recyclé

  • Arsène, l’espadrille retrouve ses pas à Mauléon

  • Du garage à la pasta factory : la success story d’Irina

  • La maison Pascal Massonde cultive le goût de ses terres

  • Egiazki, la jeunesse basque qui entreprend ici

  • Antoine Maury et Zanzibar, à contre-courant des délocalisations

  • Port de Bayonne : quand l’industrie navigue vers le futur

  • BiPiA, quand l’artisanat nourrit l’économie basque

  • Comment le CETIA fait entrer le textile en économie circulaire

  • BioclimaKit, quand le compost fait repousser l'idée de produire localement

  • Kollect Tech transforme les toilettes en filière d’avenir

  • Le Béret Français : du fil au produit fini, du geste à l’avenir

  • Synelis et Olivier Neys au cœur des réseaux essentiels

  • Montrer, transmettre, fabriquer et... donner du sens

  • Epta fabrique à Hendaye des vitrines réfrigérées pour le monde entier

  • Quand l’océan inspire un projet industriel porteur de sens

Les clefs de l'éco

  • Chiffre d’affaires ou bénéfice ?

  • La dette ou les dettes

  • L’investissement c’est quoi ? Et à quoi ça sert ?

Un défi majeur à relever ensemble…



DR- Richard LAJUSTICIA

Plus nombreux qu’on ne le pense, ceux qui produisent au Pays Basque montrent la voie. On pense souvent à quelques fleurons industriels, à des grands groupes, mais une multitude de femmes et d’hommes font partie de l’aventure production, avec des structures de toutes tailles. Les petits ruisseaux font les grandes rivières.



Tous méritent d’être encouragés.

A travers cette rubrique « ICI, on produit la vie », PresseLib’ veut animer une communauté, en favorisant des solidarités, en encourageant la partage d’expériences, en incitant aux transmissions, en faisant bouger les lignes, en faisant émerger des solutions nouvelles… Bref, en créant une dynamique inédite.

Participez !


Ce nouveau rendez-vous est celui d’une communauté, engagée pour défendre et valoriser les emplois de production. 

Rejoignez le mouvement !



Vous êtes un acteur de la production locale ? Faîtes-vous connaître en envoyant un message à redaction@presselib.com

Commentaires


Réagissez à cet article

Vous devez être connecté(e) pour poster un commentaire

À lire aussi