Ces modèles décapotables avec deux grandes roues à l’arrière et une petite à l’avant, tractées par un timon en métal font partie du patrimoine du Sanctuaire. Ils permettent aux personnes malades, fatiguées ou handicapées, de participer aux pèlerinages de Lourdes. Ces engins, mis au point dans les années 1960 par les établissements Aumon, méritent une retraite progressive.
En effet, malgré les efforts des Hospitaliers pour les maintenir en état, ces véhicules présentent un état de vétusté avancé, soulevant une problématique de sécurité et de confort des usagers. L’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes a donc décidé, à l’occasion des 140 ans de sa fondation, de lancer un gros chantier pour mettre au point un nouveau modèle s’inscrivant dans la tradition de cette voiturette tout à fait unique, tout en respectant les contraintes imposées ne serait-ce que pour le stockage de ce parc impressionnant.
Il faut savoir que sur les 6 millions de pèlerins accueillis chaque année, on compte 80.000 malades et handicapés dont la plupart a des difficultés dans ses déplacements.
Héritière de l’Hospitalité Notre-Dame de Salut fondée en 1885, sa mission est de se mettre au service des malades. Pour les hospitaliers, le défi est de rendre « à tous les pèlerins, surtout les plus pauvres, tous les services spirituels et matériels que leur inspire la charité et que leur permet la prudence ».
Organisée en de multiples services, l’Hospitalité n’a de cesse de servir les pèlerins de Lourdes en les accueillant et en les conduisant à la Grotte de Massabielle. De leur arrivée en train ou en avion, jusqu’au bain et aux piscines, les hospitaliers sont en service tout au long du pèlerinage. Elle rayonne en France et dans le monde au travers 220 hospitalités « filles », dont les dernières créées à Miami et à Huesca. Elle mise également sur l’avenir en créant par exemple des partenariats avec des universités pour favoriser l’émergence de nouvelles vocations et fidéliser de nouveaux hospitaliers
L’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes a donc souhaité confier à une entreprise bigourdane, MILC (acronyme de Made In Le Coin), le développement et le prototypage d’un nouveau modèle qui permet d’accueillir sur son siège une personne de taille adulte ne pouvant pas se mouvoir facilement.
« Le véhicule actuel reste la meilleure référence. Certains engins comme des brancards, des fauteuils roulants, des vélos triporteurs peuvent répondre à une partie du besoin, mais l’architecture et le lien créé entre le pèlerin et son accompagnateur reste unique » précise l’Hospitalité. « Il s’agit d’un véhicule unique et spécifique, dont l’usage est codifié et respecté au sein du Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes ».
Milc est installée à La-Barthe-de-Neste pour fabriquer et assembler des vélos électriques et des véhicules de mobilité légère en marque blanche pour les industriels de la filière. « Notre atelier de 1.200 m² aux pieds des Pyrénées et notre équipe de 10 personnes spécialisées dans l'industrie du cycle et du véhicule léger vous accompagne dans vos projets sur de nombreux métiers : ingénierie produit et gestion de projet, prototypage, fabrication, assemblage, logistique… »
Des ingénieurs de Milc se sont imprégnés des besoins de l’Hospitalité et des impératifs comme la couleur (le bleu de la Vierge Marie), les dimensions pour le stockage, et la traction physique pour conserver le lien entre le pèlerin et son accompagnateur. La nouvelle voiturette sera plus légère grâce à de nouveaux matériaux, avec une capote transparente (pour la visibilité). Elle bénéficiera d’un système de freinage nettement plus performant qui va améliorer la sécurité, mais aussi qui va faciliter le travail des hospitaliers qui manoeuvrent quotidiennement ces voiturettes.
La première commande devrait porter sur 200 voiturettes. Il s’agit d’un investissement considérable totalement dédié à l’accueil des pèlerins.
Informations sur Milc, cliquez ici






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