Pas étonnant donc que nombreux « Sages », dont leur président, se manifestent ces jours-ci pour tenter de peser sur le scrutin municipal. Il y va de leur avenir proche.
Pour rappel, tous les 3 ans, la moitié des 348 sièges de la Chambre-Haute est remise en jeu. Le prochain renouvellement aura lieu en septembre 2026 (seul le Gers sera concerné en Adour Gascogne) et ce scrutin sera le reflet de la nouvelle composition des Grands Électeurs issus des actuelles élections municipales. L’autre moitié du Sénat sera renouvelée en septembre 2029 (dont les représentants du 64, du 65 et du 40) avec ces élus municipaux de 2026.
95% du collège des Grands Électeurs est composé par les délégués des conseils municipaux. Leur nombre est fixé en fonction du nombre d’habitants de chaque commune. Les 5% restant sont les parlementaires, des conseillers régionaux et départementaux.
Il n’est pas facile de décrypter les véritables évolutions politiques au soir du 2e tour des élections municipales, tellement de très nombreuses listes ne mettent pas en avant leur couleur politique ou se disent apolitiques.
Le Sénat participe au travail législatif et de contrôle du travail du gouvernement. Il examine notamment les projets de loi et peut proposer des amendements. Les Sages peuvent également déposer des propositions de loi, mener des commissions d’enquête, etc. Les sénateurs sont élus pour 6 ans et reçoivent une indemnité brute mensuelle de 7.605,70 euros.
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Concernant les intercommunalités, ce sont les villes principales qui dictent les majorités politiques, avec un nombre de représentants qui ne laisse que peu de place aux élus des autres communes. Sauf exception, c’est le maire de la ville phare qui se retrouve propulsé à la présidence de la Communauté d’agglomération ou de la Communauté de communes.
Comme nous en avons déjà parlé, les intercommunalités ont la main sur la plupart des grands dossiers structurants (aménagement, logement, politique de la ville environnement, voirie, gestion des déchets, développement économique, équipements culturels et sportifs, action sociale, gestion de l’eau…), imposant aux maires d’appliquer leurs décisions.
Cette perte de pouvoir des communes s’est accentuée ces dernières années, ce qui commence à faire naître quelques contestations de la part de maires qui ne veulent pas subir certaines décisions de ces administrations locales de plus en plus lourdes et tentaculaires, surtout au niveau des principales agglomérations.
Le débat sur la pertinence et l’évolution de ces organisations rejoint celui sur le développement du mille-feuilles territorial, avec ses couches superposées : Ville, Intercommunalité, Département, Région…. Chaque étage ayant une multitude impressionnante d’organismes et syndicats de toutes sortes qui lui est rattachée.
On parle très souvent de réformer cet empilement, improbable et tellement français. Une chose est sûre, ce ne serait pas un luxe inutile.
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