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1500 COUPS DE POUCEAdrien Terret, le dénicheur de trésors

Antiquaire passionné installé à Pau, ce trentenaire autodidacte transforme la quête d’objets rares en une aventure humaine et esthétique, loin des standards de la consommation de masse.
Adrien Terret, antiquaire, fondateur et gérant de la Galerie Muscari, à Pau.N.B
PresseLib’ Béarn a décidé d’offrir des articles Coups de Pouce pour encourager et valoriser des personnes qui agissent avec enthousiasme et passion. Aujourd’hui, rencontre avec Adrien Terret…

Installé depuis un an et demi à proximité du Tribunal de Pau, le fondateur de la Galerie Muscari incarne une nouvelle génération d’antiquaires pour qui le métier est avant tout une affaire de terrain et de rencontres.

Âgé de 33 ans, ce Béarnais s'appuie déjà sur une solide expérience de douze ans. L'aventure a commencé près du Foirail, alors qu'il menait de front ses études d'histoire de l'art à l’Université de Pau et des Paus de l’Adour et l'ouverture de sa première galerie.

Ce double cursus, entre théorie universitaire et pratique acharnée, a forgé un regard aiguisé sur le beau et l'authentique.

Cette passion lui vient en partie d'une grand-mère collectionneuse, qui l'entraînait régulièrement dans les musées, lui transmettant un virus qui ne le quitterait plus, puis une rencontre d'importance avec un grand marchand de tableaux, qui a fini de sculpter son goût pour l'excellence.

Aujourd'hui, Adrien Terret s'est spécialisé, par goût, dans les arts décoratifs du XXe siècle, le design des années 1970-1980, l'Art déco et l'art moderne, sans oublier une expertise pointue en horlogerie historique.

« Ce que j’adore dans ce métier, c’est que je rencontre des gens extraordinaires que je n’aurais jamais rencontré sans lui, des passionnés aux parcours atypiques, qui partagent les mêmes valeurs que moi. Ça semble contradictoire au premier abord, mais il peut y avoir beaucoup de solidarité dans le monde des antiquaires », confie-t-il.

Entre expertise rigoureuse et flair d'aventurier

N.B

Le quotidien de l'antiquaire est un équilibre fragile entre la rigueur administrative de la galerie et l'excitation de la chine.

« Il n’y a pas de routines dans mon métier. Ça demande de l’obstination et beaucoup d’investissement, mais c’est passionnant ! », assure l’antiquaire palois.

Si une grande partie de son temps est consacrée à l’accueil des clients, aux expertises de successions et à la gestion de son réseau, Adrien Terret s'évade une fois par mois pour parcourir la France et l'Italie à la recherche de la pièce rare.

« Il y a aussi un peu ce côté Indiana Jones qui fait rêver », s’amuse le palois. Cette quête demande une attention aux détails de chaque instant et une obstination sans faille, car dans ce métier, « ce qui est vrai aujourd’hui ne sera pas vrai demain ».

Le flair d'Adrien l'a mené à des découvertes dignes d'un roman. Il a ainsi déniché des pièces d'exception chez des particuliers qui ignoraient tout de leur valeur, comme une montre ayant appartenu à Serge Gainsbourg, une Rolex Paul Newman, ou encore des œuvres de Picasso et de Picabia. « Parfois, les gens ignorent que ce qu’ils ont vaut de l’or ! ».

L'une de ses anecdotes les plus mémorables reste cette visite d'une maison où, après avoir tout inspecté en vain, il découvre un tableau de Jean-Roger Sourgen estimé à 50 000 euros accroché... dans les toilettes.

Parfois, le destin prend des chemins plus cosmopolites : un fauteuil de berger acheté dans une ferme béarnaise a fini sa course dans le magazine AD, trônant fièrement chez un membre de la célèbre famille Kardashian aux États-Unis.

Un engagement contre l'éphémère

N.B

Au-delà de l'anecdote, le travail d'Adrien Terret est un acte de résistance.

À l'heure du jetable, il milite pour la durabilité et l'unicité. Il explique que son métier est radicalement à contre-courant car il lutte contre la surconsommation et la standardisation.

Pour lui, proposer des objets qui traversent le temps est une manière de s'opposer à une société qui veut tout, tout de suite, et au moindre prix.

Cette vision éthique s'accompagne d'une volonté de rendre l'art accessible, notamment via des services de dépôt-vente ou de leasing d'œuvres d'art pour les entreprises, permettant ainsi de concilier passion esthétique et avantages fiscaux.

Malgré les montagnes russes émotionnelles et financières inhérentes à sa profession, où l'on peut « décrocher le jackpot un jour, puis vivre une descente aux enfers », Adrien Terret reste fidèle à ses valeurs de simplicité, de gentillesse et d'humilité.

Pour réussir, il insiste sur l'importance de s'entourer de personnes bienveillantes et de cultiver les liens de solidarité entre confrères.

Pour cet explorateur des temps modernes, chaque objet est une promesse de rencontre, car le plus beau trésor reste, selon lui, ces gens extraordinaires que son activité lui permet de croiser au quotidien.

C'est là que réside la véritable magie de la Galerie Muscari : redonner vie au passé pour mieux enchanter le présent.

Noémie Besnard

COUPS DE POUCE

Au-delà de la simple vente, la Galerie Muscari propose en effet un service de dépôt-vente rigoureux, s’imposant ainsi comme un partenaire stratégique pour ceux qui souhaitent valoriser leur patrimoine ou embellir leur cadre de travail.

Pour les professionnels et les particuliers à leur compte, il a également développé une offre innovante d'œuvres d’art en leasing.

Cette solution astucieuse permet non seulement de s'entourer de beauté au quotidien, mais offre aussi l'avantage de « défiscaliser et d'acheter des œuvres sans trop se faire mal avec le compte pro ».

Que vous soyez un collectionneur averti ou que vous veniez de faire face à une succession, l'expertise d'Adrien est une porte ouverte sur la compréhension de vos biens.

Fort de douze années d’expérience et d'un réseau solide d’amis antiquaires, il traite chaque demande avec la plus grande minutie.

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