Si nul ne s’étonne de trouver des caméras de surveillance au cœur des grandes villes, près des banques ou des stades, ou là où l’insécurité est grande, on s’interrogera davantage en apprenant que le village des Eaux-Bonnes a décidé de s’équiper de huit caméras.
Raison invoquée par le Conseil municipal : la répétition des cambriolages. Décidément, on vit une époque formidable !
Ce qu’il faut savoir…
Ce n’est certainement pas de gaieté de cœur que la municipalité a choisi cette solution. Mais elle lui a semblé la plus appropriée aux diverses incivilités et dégradations que la commune et la station de Gourette subissaient depuis des mois.
Tout d’abord, c’est « La forêt suspendue », le parc acrobatique, qui a été visité à trois reprises. Les malfaiteurs l’ont quitté en empruntant une centaine de baudriers, et en ont profité pour faire l’inventaire d’une maison attenante.
Vient ensuite l’ancienne mutuelle des PTT, devenue un lieu de squat et de deals. Plus préoccupant encore, le chantier de la Bulle, c’est-à-dire l’extension des thermes, où un important matériel devra être entreposé.
Si l’on ajoute les divers actes d’incivilité, les dépôts d’encombrants, les vols dans les magasins, la maraude dans des maisons inhabitées, des crevages de pneus, on comprend que la patience des élus ait été mise à mal.
Résultat : trois caméras vont être installées aux Eaux-Bonnes et cinq autres à la station de Gourette. Un investissement qui peut être rentable à court terme, d’autant que l’Etat le subventionne à hauteur de 75 %, tant pour dissuader les éventuels malandrins que pour les poursuivre en cas de délit.







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