Face à des prévisions météorologiques qui n'anticipent aucune perturbation majeure dans les deux prochaines semaines, les autorités ont décidé d'agir pour préserver les réserves, notamment dans le nord-est du territoire où le niveau des barrages baisse à vue d'œil.
Cette situation a conduit la préfecture à relever les niveaux de gravité pour plusieurs bassins versants communs ou limitrophes à la région. Ainsi, depuis le dimanche 2 août à 8 heures, le bassin de l'Adour amont ainsi que celui du Louet sont passés en alerte renforcée afin de sauvegarder l'eau stockée.
Le bassin non réalimenté du Luy de Béarn a quant à lui franchi le seuil de crise, après la constatation de ruptures d'écoulement naturel en amont de Morlàas. Le lendemain, lundi 3 août à la même heure, cette dynamique s'est étendue aux bassins du Gabas et des Lées, également placés en alerte renforcée.
Pour rappel, l'état d'alerte renforcée impose une baisse de moitié des prélèvements dans le milieu naturel, tandis que le niveau de crise se traduit par une interdiction totale, hormis certaines dérogations agricoles.
Du côté de l'eau potable, la situation reste stable pour le moment mais demeure sous surveillance sur l'ensemble de la zone. Toutes les municipalités du département sont maintenues en niveau d'alerte.
Cela implique des interdictions strictes pour les particuliers, à l'instar de l'interdiction d'arroser les jardins, potagers ou pelouses entre 8 heures et 20 heures, ou encore de laver son véhicule. Le nettoyage des façades et le remplissage des piscines privées de plus d'un mètre cube sont également proscrits.
Les services de l'État préviennent que des contrôles seront effectués et que tout manquement sera sanctionné, tout en insistant sur le fait que les mesures pourraient encore être durcies si l'absence de pluie persiste.
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SÉCHERESSERestrictions renforcées dans le 64 : situation critique
Alors que le Gers subit déjà des interdictions très strictes, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques emboîte le pas et annonce de nouvelles mesures restrictives pour les prélèvements d'eau en milieu naturel.

La pression sur les ressources hydriques s'intensifie dans le bassin de l'Adour. En dépit de quelques pluies localisées durant le dernier week-end de juillet, la dégradation générale des cours d'eau s'est accélérée sous l'effet des pics de température enregistrés les 28 et 29 juillet.
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