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INNOVATIONLe Gers expérimente un enrobé à faible impact environnemental

Le Département veut rendre l’entretien de ses 3.800 km de routes plus durable, avec le Carbon Light, conçu pour réduire les nuisances des travaux routiers.
INNOVATION - Le Gers expérimente un enrobé à faible impact environnemental
Philippe Dupouy, président du Conseil départemental a présenté une expérimentation menée sur la RD 654, entre Thoux et Monbrun.

Depuis 2019, le Département expérimente chaque année de nouvelles techniques pour faire évoluer les méthodes d’entretien de son réseau routier. Dix protocoles ont ainsi été conduits à ce jour, sur 23 portions de routes, avec la mobilisation de quatre entreprises de travaux publics et un investissement de 1,2 million d’euros.

Les nouvelles solutions sont évaluées en conditions réelles de circulation et soumises aux contraintes climatiques rencontrées sur les routes gersoises. Leur comportement est ensuite suivi dans le temps afin d’en mesurer les performances et d’identifier les conditions permettant leur déploiement.

Pour cette nouvelle expérimentation, le Département s’appuie sur le Cerema, avec lequel il mène ce travail, et sur l’entreprise Eiffage, qui a développé le Carbon Light. Ce dernier intègre notamment un liant biosourcé et une part importante de matériaux recyclés. L’apport du liant bio-sourcé permet de réduire l’empreinte carbone jusqu’à 30% avec une température abaissée à 150°C.

Cette expérimentation s’inscrit dans une démarche plus large engagée par le Département. Les essais réalisés ces dernières années portent notamment sur des matériaux fabriqués et mis en œuvre à plus basse température, permettant de réduire la consommation d’énergie, mais aussi sur le réemploi des matériaux issus des anciennes chaussées ou encore sur l’utilisation de liants d’origine végétale.

« L’enjeu de cette expérimentation est de trouver le meilleur équilibre entre réduction de l’impact environnemental, sécurité des usagers, qualité et durabilité des chaussées et maîtrise des dépenses publiques. Le Département du Gers poursuit ainsi une démarche engagée depuis plusieurs années qui s’impose aujourd’hui pour lutter contre le réchauffement climatique, préparer les routes de demain et faire évoluer progressivement ses pratiques d’entretien. Nous voulons pouvoir nous appuyer sur des solutions concrètes, éprouvées sur le terrain, qui permettent de préserver nos ressources tout en maintenant la qualité de notre réseau routier » a déclaré Philippe Dupouy, président du Conseil départemental du Gers.

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