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De nouvelles ambitions pour les semences d’Euralis ?

Le 18 Juil. 2019

Le groupe coopératif, basé à Lescar, est entré en discussion avec les Tarn-et-Garonnais de Caussade. Objectif : accélérer ses conquêtes à l’international…

« Le nouvel ensemble renforcerait significativement la position des deux marques sur les marchés européens en offrant une gamme élargie de produits et de variétés reconnus par les agriculteurs et les distributeurs », a expliqué la coopérative agricole de Lescar.


Cette année, il y a eu du mouvement au sein d’Euralis. En avril, après le départ du directeur général Pierre Couderc, le conseil d’administration du groupe coopératif indiquait qu’il souhaitait « prendre le temps de travailler à la nomination » de son remplaçant.

Le président Christian Pèes, qui assure l’intérim, avait alors salué « le travail mené avec Pierre Couderc depuis 10 ans », remarquant que « sous son impulsion, le groupe Euralis s’est structuré, internationalisé, a conquis de nouveaux marchés, a élargi son assise territoriale et connu une expansion remarquable », tout en se dotant « d’une politique humaine et sociale de qualité ».

 


En attendant la suite de l’histoire, la coopérative de Lescar vient d’annoncer que des discussions allaient être lancées avec le groupe tarn-et-garonnais Caussade à propos d’un rapprochement de leurs activités dans la filière-clé des semences. Les deux conseils d’administration auraient déjà validé le principe de négociations.

 


Vers un mariage de raison ?

Même si personne ne peut en prédire le résultat, cette volonté commune d’entrer en discussions témoigne en elle-même de l’intérêt de ce rapprochement pour les parties. Il s’agit bien sûr d’atteindre une taille critique sur un marché des semences particulièrement dynamique à l’export (celui-ci pèserait déjà la moitié des ventes françaises et croîtrait d’environ 7% par an, en moyenne), mais aussi encombré d’assez nombreux concurrents de grande envergure. Autrement dit, un rapprochement peut permettre aux deux acteurs de peser davantage.


Le pôle semences d’Euralis est, avec ses 194 millions d’euros de chiffre d’affaires, le 3ème des 4 pôles que compte le groupe coopératif, derrière les pôles agricole (489 millions d’euros) et alimentaire (460 millions d’euros), et devant le pôle « participations et développement » (55 millions d’euros). Ce pôle semences compte en outre 1.300 collaborateurs.

Son activité, qui couvre la recherche, la production et la commercialisation, est tournée vers les 5 espèces majeures que sont maïs, tournesol, colza, soja et sorgho. Cette activité est en bonne voie d’internationalisation avec, outre les bases d’Euralis dans le Sud-Ouest de la France, des zones de production au sud de l’Espagne et en Ukraine, lesquelles autorisent une couverture commerciale optimale du vieux continent.


De l’autre côté, le groupe Caussade Semences, dont la direction générale et la direction de la recherche ont aussi changé cette année, fait figure d’interlocuteur idéal. Basé entre Cahors et Montauban, c’est d’abord presque un voisin. En 2016-2017, son chiffre d’affaires atteignait 140 millions d’euros, ce qui en fait ensuite un acteur de taille significative.

Enfin, avec ses 60 espèces développées, ses 500 variétés et produits commercialisés, ses usines en France et en Roumanie ainsi que sa forte implication dans le domaine de la recherche (Caussade y investit 14% de ses revenus et dispose d’une dizaine de sites dédiés en Europe et dans le monde), le groupe du Tarn-et-Garonne présente un large éventail d’atouts. Le rapprochement concernerait ainsi deux acteurs assez complémentaires.


Reste à savoir s’ils se mettront d’accord, ce qu’on apprendra probablement dans les semaines ou les mois qui viennent…

Plus d’informations sur le site internet – cliquez ici

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