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La Mirandaise en vedette

Le 28 Juil. 2020

C’est l’été de cette race bovine gersoise qui était menacée de disparition si quelques éleveurs téméraires n’avaient pas eu l’idée de la tirer de l’oubli…

Jusqu’au 9 août, la Mirandaise va nous régaler. Rustique et locale, elle est parfaitement bien adaptée à son terroir et fait même partie du patrimoine.


Elle se caractérise par une robe claire pour lutter contre le soleil lorsqu’il est trop intense, de solides membres, une facilité à mettre bas et des qualités maternelles indéniables.

« Il y a quinze races à très faible effectif en France (moins de 1.000 animaux), dont fait partie la Mirandaise. Actuellement, il y a environ 600 femelles, alors qu’il y avait 200.000 têtes au début du 20e siècle. Nous souhaitons que le nombre d’éleveurs de Mirandaises augmente, afin de préserver cette race. Mais il faut bien entendu un intérêt économique pour qu’ils puissent en vivre, sinon, dans vingt ou trente ans, il n’y en aura plus aucun dans le Gers. On ne trouvera plus que de la viande importée du Canada ou d’Argentine »… alerte Géraud Laval, lui-même éleveur et animateur de la filière.

« Nous voulons redynamiser la Mirandaise, de façon à ce que le public se la réapproprie. Cette quinzaine qui se déroule chez les artisans bouchers du département nous permet de la revaloriser. »


Le cahier des charges de la fédération implique pâturage, alimentation en herbe et fourrage locaux sans OGM, bien-être animal (les vaches ne sont pas écornées mais juste épointées), éco-responsabilité… L’élevage vertueux et les huit mois de pâturage donneront à la chair cette saveur persillée, propre aux animaux élevés en plein air.

Douze boucheries artisanales vont donc proposer, à partir de lundi, cette fameuse Mirandaise, qui permettra aux consommateurs de retrouver le goût et l’authenticité du terroir.

Petite précision : victime de son succès, on ne la trouve déjà plus à Lectoure, et il faudra patienter jusqu’à la fin de l’été pour l’acheter à Fleurance et Auch. Mais quand on aime…


Article réalisé en collaboration avec le Journal du Gers et Marielle Fourcade

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