L’élu Les Républicains a été condamné en première instance par le tribunal correctionnel de Pau à 2 ans de prison avec sursis, privation des droits civils, civiques et de famille, 75.000 euros d'amende et 2 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire pour favoritisme dans l’attribution des marchés publics et la vente de biens de la ville de Tarbes.
En sortant du Palais de Justice, Gérard Trémège a déclaré prendre acte du jugement, le qualifiant de « très surprenant, qui va au-delà des réquisitions du procureur ». Il a également indiqué qu’il ne ferait probablement pas appel, même s’il doit y réfléchir, ajoutant « Je n’en vois pas trop l’intérêt ».
Pourtant, il clame toujours son innocence : « Je n’ai jamais favorisé telle ou telle entreprise. La seule erreur que je reconnais, c’est que je ne me suis pas déporté pour des commissions d’appel d’offre ou des délibérations de conseils municipaux concernant des sociétés dont j’étais commissaire aux comptes ».
Gérard Trémège ne devrait pas participer au prochain conseil municipal du 15 décembre. Le Conseil municipal devra élire un nouveau maire jusqu’aux prochaines élections. De même, le Conseil communautaire devra se choisir un nouveau président.
Après un quart de siècle à la tête de Tarbes, Gérard Trémège va donc "sortir par la petite porte". Une page majeure se tourne. Il avait conquis la Ville en 2001, face au maire communiste sortant, Raymond Erraçarret, lui-même maire pendant 18 ans.
COUP DE TONNERRE À TARBESCondamné, Gérard Trémège doit quitter tous ses mandats
Le maire de la capitale de la Bigorre et président de l’Agglomération Tarbes-Lourdes Pyrénées ne devrait pas faire appel du jugement qui l’oblige à anticiper son retrait de la vie politique.

Alors que Gérard Trémège ne comptait pas se représenter aux élections municipales de mars prochain, le prononcé d’une exécution provisoire de son inégibilité l’oblige à partir dès maintenant.
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