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Surfeurs et photographes font bon ménage dans les Landes

La plateforme en ligne My-Sessions permet aux riders de récupérer des prises de vues réalisées par des amateurs ou professionnels, grâce à une technologie de reconnaissance faciale.
Un surfeur au sommet d'une vague sous l'éclairage du soleil.
C'est Bertrand Delaveau, lui-même pratiquant, qui est à l'origine de cette plateforme basée dans les Landes. Il a été rejoint par Cédric Tatangelo, qui s'occupe de la partie technique.

Pour tous les amateurs de surf, être capturé dans l'appareil d'un photographe en pleine session est une chance. Mais le plus souvent, le rider n’a aucun moyen pour profiter de ces clichés.

C'est le constat fait par Betrand Delaveau, fondateur de My-Sessions. « En 2017, je fréquentais un surfcamp au Maroc. Il y avait un photographe qui était très sollicité, Mais il devait se limiter aux groupes auxquels il avait accès au camp. Moi qui ne suivais pas les groupes, je n’avais pas droit aux photos ».

« Je trouvais ça dommage pour moi car comme tout le monde je les aurais certainement achetées. Mais aussi pour lui parce qu’il shootait sur des spots avec beaucoup de monde… Et pourrait faire bien plus d’heureux s’il pouvait se connecter à tous. Alors j'ai réfléchi à une solution ».

C'est comme ça qu'est venue l'idée de cette plateforme. Bertrand Delaveau se creuse alors l'esprit pour trouver un moyen de mettre en relation surfeurs et photographes. Il est rejoint par Cédric Tatangelo, développeur, en juillet 2020. « Nous nous sommes connus par l’intermédiaire de nos parents. Je lui ai présenté mon projet, et il a été aussitôt séduit ».

L'idée est très simple ; ce sont les photos elles-mêmes qui font le lien. Après une séance de prises de vues, le photographe se rend sur la plateforme, et dépose une photo sur laquelle on voit, de manière assez claire, le visage du surfeur concerné. « Là, notre système de reconnaissance faciale fait le travail ».

« Du coté des surfeurs c’est super simple, il leurs suffit de créer un compte gratuitement avec un selfie, c’est tout. Ils sont ensuite notifiés par mail si une session a matchée avec eux. Ils peuvent ainsi recevoir leurs photos de la part de tous les photographes utilisant la plateforme, sans rien avoir à faire. Ils adorent ! » Ces derniers n'ont plus qu'à confirmer que ce sont bien eux pour avoir accès à toutes les photos de la session postées par le photographe.

« Notre plateforme est ouverte aux photographes amateurs et professionnels, et les photos sont uniquement à vendre par respect par ses derniers. Elles sont proposées en lot à la vente, pour assurer au photographe un revenu pour son travail. Ça évite aussi au surfeur de devoir faire un choix et jetées des photos, surtout que personne d’autre que le surfeur et le photographe n’y a accès. Elles existent autant les garder... »

Un prix plancher est fixé à 15 euros, mais aucun prix plafond n'est imposé. « C'est au bon vouloir du photographe, selon sa propre estimation.  Comme pour le reste les photographes restent totalement libres sur leurs prix et leurs shoots », explique Bertrand Delaveau. Pour autant My-Sessions prend une commission de 20% par vente effectuée, afin de faire tourner son affaire. « C’est transparent et clairement indiqué aux photographes quand ils renseignent le prix pour le surfeur ».

Actuellement, plus de 3.000 personnes sont inscrites sur My-Sessions, avec des fortes concentrations de surfeurs dans les Landes, au Pays basque, mais aussi en Gironde, en Bretagne, et même jusqu'au Portugal. « Cela peut être n'importe où, n'importe quand. L'idée c'est que l'on puisse développer le concept partout dans le monde, et peut-être même de l’étendre à d'autres sports... », conclut Bertrand Delaveau, en glissant qu'une application mobile serait également dans leurs plans.

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