Comme en 2025, les communes et les élus municipaux ont un lien particulier avec les Français qui devrait se traduire par une forte participation au prochain scrutin des 15 et 22 mars. La proximité et des décisions qui touchent directement le quotidien des habitants expliquent bien entendu cette confiance. Même si les élus ne sont pas ménagés, au point que de nombreux maires jettent l’éponge.
Le maire est donc la seule personnalité politique qui a la confiance d’une majorité de Français (60%, -1 par rapport à l’année précédente). Le conseiller départemental (44%, -4) et le conseiller régional (42%, -4) sont loin derrière et cèdent encore du terrain. Quant aux élus nationaux, ils déclenchent une méfiance de plus en plus forte : le député (34% de confiance, -6), le député européen (27%, -5), le premier ministre actuel (27%, stable) et le président de la République actuel (18%, -5).
Pour revenir aux élus municipaux, il faut avoir en tête à la fois l’importance du nombre de communes dans nos territoires, et à la fois le nombre de mandats municipaux en jeu.
Sur le seul bassin Adour Gascogne, on compte 1.810 communes : 547 dans les Pyrénées-Atlantiques, 469 en Bigorre, 463 dans le Gers et 331 dans les Landes. Au total, ce sont plus de 23.000 conseillers municipaux qui seront à élire en mars prochain sur les 4 départements.
Quelques tendances lourdes…
Le Cevipof a mesuré l’état d’esprit actuel des Français : c’est la méfiance (45%, stable) et la lassitude (45%, +5) qui dominent, devant la morosité (30%, stable).
Concernant la confiance dans la politique, elle continue à se dégrader (22%, -4) en France, alors qu’elle dépasse les 40% dans la plupart des autres pays européens.
76% (+5) de nos concitoyens considèrent que la démocratie ne fonctionne pas bien. Cependant, une courte majorité continue de s’intéresser à la politique (53%, -2), et un très large pourcentage de Français considère qu’il est utile de voter car c'est par les élections que l'on peut faire évoluer les choses (76%, +2).
Ce qui est plutôt positif, alors que la politique inspire des sentiments négatifs pour 81% (+2) des personnes interrogées, et qu’une majorité de Français (56%) considère avoir tout intérêt à se mettre à l'écart de la vie politique et à se consacrer à sa vie personnelle.
Parmi les reproches les plus éclatants : les responsables politiques ne se préoccupent pas de ce que pensent les gens (87%, +4) ; les dirigeants politiques sont plutôt corrompus (76%, +2) ; les élus, lorsqu'ils sont en échec, n'assument pas leurs responsabilités (88%).
Parmi les demandes des Français : il faudrait davantage associer les citoyens aux grandes décisions politiques et budgétaires (81%) ; le rôle du Parlement devrait être renforcé durablement face au Gouvernement (65%) ; il faudrait changer de Constitution et de régime politique (58%).
Dans le même sens, ils pensent que la démocratie fonctionnerait mieux en France : si les citoyens étaient associés de manière directe (pétitions, tirage au sort) à toutes les grandes décisions politiques (72%, +1) ; et si les organisations de la société civile (associations, syndicats) étaient davantage associées à toutes les grandes décisions politiques (66%, -1).
La confiance dans les différentes organisations qui structurent le pays fait apparaître un gouffre entre la société civile et le monde politique.
Ce sont les artisans (84%, +2), la science (82%, +2) et les PME (80%, +4) qui déclenchent une confiance maximum. Suivent : les hôpitaux (79%, +3), les agriculteurs (78%, nouvel item), la gendarmerie (77%, +2), l’armée (75%, +1), la police (73%, +2), la sécurité sociale (68%), l’école (67%), EDF (66%), les associations (65%), les entreprises (62%) et les grandes entreprises publiques (52%).
Derrière, la confiance est minoritaire : les grandes entreprises privées (48%), la justice (45%), les banques (42%) et les syndicats (37%).
Enfin, la méfiance est largement de mise pour : les responsables religieux (29%, -2) ; les médias (29%, -2), les réseaux sociaux (15%, -3), et les partis politiques (15%, -1)
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