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LES CLEFS DE L'ÉCOMais pourquoi a-t-on besoin d'actionnaires en France ?

Comprendre les moteurs et les rouages économiques de la vie locale, c’est aussi comprendre ce qui fait battre le cœur de nos organisations de production. La rubrique de PresseLib’ Pays Basque, "ICI, on produit la vie" reprend pour vous quelques bases.
Il y a en France, 5 millions d'entreprises de toutes tailles, parmi lesquelles les 40 entreprises du CAC 40DR
Chaque premier mercredi du mois, nous vous proposons ainsi un décryptage simple, accessible et concret de notions que l’on croit parfois connaître, mais qui se révèlent souvent plus nuancées qu’il n’y paraît.

Mais pourquoi a-t-on besoin d'actionnaires en France ? Cette question, posez-là lors d'une soirée en famille ou entre amis. Exercice périlleux tant la culture économique française est faible, mais sujet intéressant pour animer votre soirée à coup sûr.

Vous pouvez être certain que vous parlerez de TotalEnergies, de Pouyanné, de dividendes, de capitalisme (beurk..) et même de pétrole, d'énergies renouvelables, de notre planète qui brûle... Bref, le débat va partir dans tous les sens, alors que la réponse à la question est pourtant bien simple : bien sûr que nous avons besoin d'actionnaires !

Car, c'est quoi un actionnaire ? C'est simplement quelqu'un qui investit, qui engage de l'argent personnel pour détenir des parts d'une entreprise. Et si on reste terre à terre, chaque entreprise que nous connaissons autour de nous a des actionnaires, ou plus simplement un ou des propriétaires, car c'est bien cela au final. Et cet engagement est fait « sans filet », sans garantie de retour. Le risque est entier puisque les exemples de prises de parts de capital dans une entreprise qui fait ensuite faillite sont nombreux : L'argent engagé est alors tout simplement perdu.

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Ensuite, si l'actionnaire est majoritaire il dirige directement son entreprise et c'est la majorité des cas que nous connaissons autour de nous. Ou bien, si l'entreprise est plus grosse, il y a alors beaucoup d'actionnaires, et ces actionnaires décident à la majorité de qui sera le dirigeant de l'entreprise, le « patron ».

Des investisseurs indispensables au moteur économique 

Chaque entreprise que nous connaissons autour de nous a des actionnaires
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Il y a en France, 5 millions d'entreprises de toutes tailles, parmi lesquelles les 40 entreprises du CAC 40, et elles sont toutes détenues par des actionnaires. Dans ce nombre, on y englobe bien sûr les auto entrepreneurs qui ont aussi mis leurs économies pour acheter le stock des matières ou produits dont ils ont besoin pour leur activité et ainsi créer leur emploi.

Toutes ces personnes participent à l'économie française, et en sont même à l'origine, car si pas d'actionnaire, pas d'entreprise. Également, il n'y a pas d'emploi, donc pas de salaires et de fiscalité, et elles méritent notre reconnaissance.

Mais la France est un pays qui n'aime pas les actionnaires. Et les grandes entreprises françaises sont de moins en moins françaises.

Une étude récente de l'EM Lyon (une école de commerce) a calculé qu'il y a 20 ans, le capital des 120 plus grosses entreprises cotées à la bourse de Paris était français à 72%. En 2015, ce chiffre était tombé à 52%. En 2023, dernier chiffre connu, 34%.

Quand le capital français s’efface, les décisions s’éloignent

Pour votre dîner en ville, sachez que TotalEnergies est dans la moyenne et est cotée à Paris et à New York. Ce qui est cocasse, c'est que cette cotation à New York est critiquée par tous ceux qui fustigent la Bourse et les actionnaires. Quelle surprise, quand il y a moins d'actionnaires français, les décisions sont moins françaises. Logique.

Patrick Pouyanné ajoute que les règles européennes poussent les banques et les assureurs à ne plus être actionnaires des sociétés d'hydrocarbures, et ils sont remplacés par des actionnaires américains.... qui pousseront moins vers les renouvelables et le virage électrique. Ce qui est sûr aussi, c'est que TotalEnergies (et ses concurrents) fourniront des carburants tant qu'il y aura une demande de la société.

Au final, on aimerait se passer dès que possible du pétrole. Mais en attendant c'est une chance d'avoir un pétrolier dans un pays qui n'a pas de pétrole. Dans la vie, rien n'est simple et l'économie encore moins n'est-ce pas ?

ICI, on produit la vie

Chaque mercredi, au minimum, vous retrouverez cette rubrique : un rendez-vous inédit pour défendre les métiers de production. Des témoignages, des reportages, des interviews, des dossiers permettront de porter cette CAUSE majeure, pour la faire avancer.

Pour découvrir, les articles déjà publiés dans cette rubrique, cliquez ici

Au sommaire d'Ici, on produit la vie

  • Un rendez-vous hebdomadaire inédit pour défendre les métiers de production

  • Artzainak à Mauléon : les bergers d’une production indépendante

  • La Ferme Elizaldia : au cœur de Gamarthe, l’agro-pépite se bâtit de génération en génération

  • Créer une nouvelle dynamique autour de la fierté « industrielle »

  • Boulangerie du Moulin à Mauléon

  • Lynxter façonne l'avenir en 3D

  • L’IzarFamily invente une dimension humaine pour les télécoms et le numérique

  • Erro, quand la maroquinerie fait vivre un atelier, un village, un pays

  • Alki : des racines et des ailes

  • Itsalga, quand la mer nourrit la terre

  • Tannerie Carriat : le cuir solide et la créativité éclatante

  • SEI, le numérique made in Pays basque

  • Resak : le design naît du recyclé

  • Arsène, l’espadrille retrouve ses pas à Mauléon

  • Du garage à la pasta factory : la success story d’Irina

  • La maison Pascal Massonde cultive le goût de ses terres

  • Egiazki, la jeunesse basque qui entreprend ici

  • Antoine Maury et Zanzibar, à contre-courant des délocalisations

  • Port de Bayonne : quand l’industrie navigue vers le futur

  • BiPiA, quand l’artisanat nourrit l’économie basque

  • Comment le CETIA fait entrer le textile en économie circulaire

  • BioclimaKit, quand le compost fait repousser l'idée de produire localement

  • Kollect Tech transforme les toilettes en filière d’avenir

  • Le Béret Français : du fil au produit fini, du geste à l’avenir

  • Synelis et Olivier Neys au cœur des réseaux essentiels

  • Montrer, transmettre, fabriquer et... donner du sens

  • Epta fabrique à Hendaye des vitrines réfrigérées pour le monde entier

  • Quand l’océan inspire un projet industriel porteur de sens

  • Sokoa, l’industrie basque qui mise sur l’humain et le territoire

  • Uzitek, quand la mécanique de précision fait tourner les fabrications locales

  • Ainciart Bergara, gardiens d’un savoir-faire unique et vivant

  • Maison Laffargue : le cuir dans la peau, la transmission dans les mains

  • Bastidarra : quand produire local devient un acte engagé

  • Goicoechea : de la terre au territoire, une fabrique de vie

  • La laine reprend du poil de la bête avec Traille

  • Le piment d’Espelette, une filière qui cultive bien plus que du goût

  • Sarah vous ouvre ses Secrets naturels

  • La Fondation Artzainak pour favoriser des dynamiques locales

  • Du “délire de copains” à 20 emplois : l’aventure Katxi Klothing

  • Lur Berri, la force du collectif pour cultiver l’avenir

  • Somocap dans de nouveaux défis industriels et humains

Les clefs de l'éco

  • Chiffre d’affaires ou bénéfice ?

  • La dette ou les dettes

  • L’investissement c’est quoi ? Et à quoi ça sert ?

  • Le besoin de financement d’une entreprise

  • Et si on parlait des patrons ?

  • Et si on parlait de recherche et développement ?

Un défi majeur à relever ensemble…



Plus nombreux qu’on ne le pense, ceux qui produisent au Pays Basque montrent la voie. On pense souvent à quelques fleurons industriels, à des grands groupes, mais une multitude de femmes et d’hommes font partie de l’aventure production, avec des structures de toutes tailles. Les petits ruisseaux font les grandes rivières.



Tous méritent d’être encouragés.

A travers cette rubrique « ICI, on produit la vie », PresseLib’ veut animer une communauté, en favorisant des solidarités, en encourageant la partage d’expériences, en incitant aux transmissions, en faisant bouger les lignes, en faisant émerger des solutions nouvelles… Bref, en créant une dynamique inédite.

Participez !


Ce nouveau rendez-vous est celui d’une communauté, engagée pour défendre et valoriser les emplois de production. 

Rejoignez le mouvement !



Vous êtes un acteur de la production locale ? Faîtes-vous connaître en envoyant un message à redaction@presselib.com

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