Mais pourquoi a-t-on besoin d'actionnaires en France ? Cette question, posez-là lors d'une soirée en famille ou entre amis. Exercice périlleux tant la culture économique française est faible, mais sujet intéressant pour animer votre soirée à coup sûr.
Vous pouvez être certain que vous parlerez de TotalEnergies, de Pouyanné, de dividendes, de capitalisme (beurk..) et même de pétrole, d'énergies renouvelables, de notre planète qui brûle... Bref, le débat va partir dans tous les sens, alors que la réponse à la question est pourtant bien simple : bien sûr que nous avons besoin d'actionnaires !
Car, c'est quoi un actionnaire ? C'est simplement quelqu'un qui investit, qui engage de l'argent personnel pour détenir des parts d'une entreprise. Et si on reste terre à terre, chaque entreprise que nous connaissons autour de nous a des actionnaires, ou plus simplement un ou des propriétaires, car c'est bien cela au final. Et cet engagement est fait « sans filet », sans garantie de retour. Le risque est entier puisque les exemples de prises de parts de capital dans une entreprise qui fait ensuite faillite sont nombreux : L'argent engagé est alors tout simplement perdu.
Ensuite, si l'actionnaire est majoritaire il dirige directement son entreprise et c'est la majorité des cas que nous connaissons autour de nous. Ou bien, si l'entreprise est plus grosse, il y a alors beaucoup d'actionnaires, et ces actionnaires décident à la majorité de qui sera le dirigeant de l'entreprise, le « patron ».
Des investisseurs indispensables au moteur économique
Il y a en France, 5 millions d'entreprises de toutes tailles, parmi lesquelles les 40 entreprises du CAC 40, et elles sont toutes détenues par des actionnaires. Dans ce nombre, on y englobe bien sûr les auto entrepreneurs qui ont aussi mis leurs économies pour acheter le stock des matières ou produits dont ils ont besoin pour leur activité et ainsi créer leur emploi.
Toutes ces personnes participent à l'économie française, et en sont même à l'origine, car si pas d'actionnaire, pas d'entreprise. Également, il n'y a pas d'emploi, donc pas de salaires et de fiscalité, et elles méritent notre reconnaissance.
Mais la France est un pays qui n'aime pas les actionnaires. Et les grandes entreprises françaises sont de moins en moins françaises.
Une étude récente de l'EM Lyon (une école de commerce) a calculé qu'il y a 20 ans, le capital des 120 plus grosses entreprises cotées à la bourse de Paris était français à 72%. En 2015, ce chiffre était tombé à 52%. En 2023, dernier chiffre connu, 34%.
Quand le capital français s’efface, les décisions s’éloignent
Pour votre dîner en ville, sachez que TotalEnergies est dans la moyenne et est cotée à Paris et à New York. Ce qui est cocasse, c'est que cette cotation à New York est critiquée par tous ceux qui fustigent la Bourse et les actionnaires. Quelle surprise, quand il y a moins d'actionnaires français, les décisions sont moins françaises. Logique.
Patrick Pouyanné ajoute que les règles européennes poussent les banques et les assureurs à ne plus être actionnaires des sociétés d'hydrocarbures, et ils sont remplacés par des actionnaires américains.... qui pousseront moins vers les renouvelables et le virage électrique. Ce qui est sûr aussi, c'est que TotalEnergies (et ses concurrents) fourniront des carburants tant qu'il y aura une demande de la société.
Au final, on aimerait se passer dès que possible du pétrole. Mais en attendant c'est une chance d'avoir un pétrolier dans un pays qui n'a pas de pétrole. Dans la vie, rien n'est simple et l'économie encore moins n'est-ce pas ?
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Un défi majeur à relever ensemble…
Plus nombreux qu’on ne le pense, ceux qui produisent au Pays Basque montrent la voie. On pense souvent à quelques fleurons industriels, à des grands groupes, mais une multitude de femmes et d’hommes font partie de l’aventure production, avec des structures de toutes tailles. Les petits ruisseaux font les grandes rivières.
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