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    Edito

    Les toques entre respect et tradition
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    C’est un Ă©vĂ©nement. Quatre des plus cĂ©lĂšbres chefs Ă©toilĂ©s français se mobilisent autour des petits
 oiseaux. Alain Ducasse, Alain Dutournier, Michel GuĂ©rard et Jean Coussau - tous originaires et attachĂ©s Ă  notre Sud-Ouest - ont dĂ©cidĂ© de mettre leur rĂ©putation nationale voire mondiale au service d’une tradition culinaire et de sa transmission aux gĂ©nĂ©rations futures.

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    A l’instar de ce qui se fait en SuĂšde avec l’écrevisse sauvage, ils demandent une mini dĂ©rogation, le temps d’un week-end par an (ou mĂȘme seulement d’une journĂ©e), pour faire dĂ©guster en toute petite quantitĂ© des oiseaux aujourd’hui interdits dans les restaurants.

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    Pour ces chefs, pas question de mettre en péril des espÚces menacées ou de ne pas respecter la planÚte et ses oiseaux. Mais, pas question de rester enfermé dans des tabous franco-français, ni de laisser disparaßtre une tradition culinaire ancestrale et exceptionnelle de finesse liée aux ortolans, bécasses, alouettes, grives et autres pinsons.

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    Leur idĂ©e mĂ©rite en tous cas d’ĂȘtre Ă©tudiĂ©e. Quitte Ă  la moduler d’une annĂ©e sur l’autre, en fonction de l’évolution de chaque espĂšce, si elle est retenue. On sait que les FĂ©dĂ©rations dĂ©partementales de la chasse savent parfaitement « gĂ©rer » les espĂšces, toutes les espĂšces, avec des plans de chasse extrĂȘmement stricts et maĂźtrisĂ©s, adaptĂ©s aux rĂ©alitĂ©s de chaque territoire.

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    Les 4 chefs Ă©toilĂ©s proposent donc une solution, parfaitement contrĂŽlĂ©e, qui aurait aussi le mĂ©rite de limiter le trafic de ces petits oiseaux. Alors, pourquoi donc ne pas prendre exemple sur les SuĂ©dois, connaissant leurs exigences en matiĂšre de dĂ©fense de l’environnement.

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    Si des pays comme l’Espagne, l’Angleterre et la Belgique autorisent la prĂ©sence des alouettes, grives et autres oiseaux sur les cartes des restaurants, c’est peut-ĂȘtre que ces espĂšces ne sont pas aussi menacĂ©es qu’on veut bien le dire. Au moins, vĂ©rifions-le.

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