4 Communautés de communes du Gers, 2 dans les Landes et 1 en Bigorre font partie de ces territoires particulièrement fragilisés.
Il s’agit des Communautés de communes : Cœur de Haute Lande, Landes d’Armagnac, Lomagne Gersoise, Artagnan de Fezensac, Armagnac Adour, Bastides et Vallons du Gers, Pays de Trie et du Magnoac.
Malheureusement, ces déserts médicaux ne sont plus seulement concentrés dans les zones rurales, ils concernent de plus en plus de villes moyennes voire également des périphéries urbaines.
Une analyse de la démographie médicale a été faite sur 34.935 communes de France métropolitaine et d'outre-mer, pour 9 professions de santé. Elle a enregistré 62.900 médecins généralistes libéraux dans 8.784 communes, avec un grand écart suivant les zones puisque 26.151 communes n'en comptent aucun, alors que 12 millions d'habitants y sont recensés.
Pour les autres professions, l’étude donne les résultats suivants : 50.756 chirurgiens-dentistes dans 5.538 communes ; 73.937 pharmaciens dans 8.259 communes, et 20.003 pharmacies d'officine ; 108.919 kinésithérapeutes présents dans 10.008 communes ; 103.509 infirmiers libéraux dans 11.717 communes ; 24.586 orthophonistes libéraux dans 5.977 communes ; 17.101 pédicures-podologues libéraux dans 5.202 communes ; 15.957 établissements vétérinaires dans 5.635 communes ; 9.975 sages-femmes libérales dans 3 577 communes.
Dans les zones rouges, une mesure de solidarité territoriale a été lancée : elle veut permettre à tous les médecins généralistes volontaires de venir renforcer, sur une partie de leur temps, l’offre de soins. Mais, ce n’est vraiment pas gagné pour le moment.
Par ailleurs, 3.000 docteurs-juniors viennent d’être mobilisés. Il s’agit de jeunes en quatrième année d'internat (10e année d'études), qui exerceront en autonomie sous la supervision d'un maître de stage. Ils touchent une prime forfaitaire de 500 euros bruts par semestre, à condition de réaliser au moins 200 actes ou consultations par mois en moyenne, et 1.000 euros bruts supplémentaires par mois pour ceux qui exercent en zone d’intervention prioritaire.
Affaire à suivre





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