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Cinq jours pour faire rayonner le cinéma québécois

Cette année encore, le Festival du cinéma québécois des Grands Lacs reprend ses quartiers du 10 au 14 novembre au Jean Renoir
Festival du cinéma Québécois
Organisé par une trentaine de bénévoles, ce rendez-vous conjugue découverte artistique, rencontres et transmission, en faisant dialoguer les créations québécoises et néo-aquitaines

Du 10 au 14 novembre, le Festival du cinéma québécois des Grands Lacs revient à Biscarrosse pour une 11ᵉ édition placée sous le signe de la découverte et des rencontres. Avec 19 longs métrages, 12 courts métrages en compétition, des documentaires, des invités venus du Québec et des animations culturelles, le rendez-vous compte bien faire rayonner la Belle Province sur les écrans landais. Une invitation au voyage qui défend aussi la francophonie et le dialogue entre les cultures.

La Belle Province tient l’affiche

Festival du cinéma Québécois DR

Les cinéphiles vont ainsi disposer de cinq jours pour traverser l’Atlantique sans quitter les Landes. Le cinéma Le Jean Renoir accueillera cette manifestation qui s’est progressivement imposée dans le paysage culturel local. En 2025, elle avait attiré environ 3 000 spectateurs et pour cette nouvelle édition, les organisateurs comptent poursuivre sur cette lancée, en proposant une programmation exigeante tout en restant accessible.

Porté par l’association Amitié France-Québec, créée en 2016, le festival a pour objectif de faire découvrir la richesse du cinéma québécois et contribuer au rayonnement de la francophonie. Loin de se limiter aux films les plus connus, la sélection cherche à mettre en lumière des œuvres singulières, audacieuses et originales, dans toutes les catégories, allant des fictions aux documentaires, en passant par les films d’animation.

Aux commandes de la programmation, Sylvain Garel, spécialiste du cinéma québécois en France, compose une sélection destinée à faire découvrir les différents genres cinématographiques. Cette année, le public pourra découvrir 19 longs métrages, dont dix en compétition, ainsi que 12 courts métrages en compétition, deux documentaires et un long métrage d’animation. D'autre part, des avant-premières figurent également au programme.

Des rencontres qui prolongent la séance

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Outre les films projetés, la présence de réalisatrices, de réalisateurs et de professionnels du cinéma permet de prolonger les projections par des échanges avec le public. C'est l'occasion de découvrir les œuvres autrement, en comprenant les intentions de leurs auteurs, leurs parcours et leur histoire.

Parmi les invités annoncés figurent notamment Mathieu Denis, cinéaste montréalais dont les films ont été distingués dans plusieurs festivals internationaux, ainsi que les réalisatrices Xiaodan He, Brigitte Poupart et Marie-Hélène Panisset. Le réalisateur et scénariste Stéphane E. Roy, l’acteur et compositeur Charles Papasoff et plusieurs autres artistes participeront également à cette édition.

Les courts métrages auront, eux aussi, leurs temps forts. Un jury composé de professionnels de l’audiovisuel de Nouvelle-Aquitaine, avec le concours du Bureau d’accueil des tournages des Landes, est associé à cette compétition. Un autre jury, composé de jeunes de 15 à 25 ans, départagera des réalisations québécoises et néo-aquitaines. Ce croisement des regards vise à mettre en lumière les talents de demain.

A l'issue du festival, quatre distinctions seront attribuées, à savoir le prix du jury et le prix du public pour le meilleur long métrage, ainsi que le prix du jury du meilleur court métrage et le prix Jeunes du meilleur court métrage. Pour les cinéastes, ces récompenses sont l’occasions de faire connaître leurs œuvres.

La culture québécoise, au-delà du grand écran

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Parce qu’une culture ne se résume pas à ses films, le festival propose aussi plusieurs rendez-vous gratuits et ouverts à tous. Une table ronde réunira des invités autour de Sylvain Garel pour approfondir les échanges. Une exposition photographique de François Daguisé, intitulée Tailler la route, un hiver au Québec, invitera également le public à découvrir les paysages et l’atmosphère de la Belle Province à travers l’objectif du photographe.

Autre halte incontournable : le « dépanneur ». Au Québec, le mot désigne une petite épicerie de proximité. À Biscarrosse, cet espace proposera des produits venus directement de la province canadienne, à la vente et à la dégustation. De quoi faire voyager les papilles.

Transmettre le goût du cinéma

Les plus jeunes sont également concernés puisque le festival mène une politique d’éducation à l’image, qui s’adresse aux élèves de l’école primaire jusq'au lycée. Les films sont adaptés à leur âge, les plus petits découvrent le cinéma à travers un film d’animation, tandis que les collégiens et les lycéens assistent à des projections de documentaires ou de longs métrages en lien avec leur programme scolaire.

Pour les établissements qui ne peuvent pas se déplacer jusqu’à Biscarrosse, le cinéma itinérant du Renoir permet d’organiser des séances directement dans les communes où se trouvent les écoles. Le grand écran vient ainsi à la rencontre des élèves, avec l’objectif de leur donner le goût du cinéma, ouvrant par là même une fenêtre sur la culture québécoise et le monde francophone.

De séance en séance, mais aussi de débat en débat, Biscarrosse confirme ainsi son rôle de passerelle culturelle entre le Québec et les Landes.

Sébastien Soumagnas

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