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GENS D'ICILuc Lorca aux petits soins pour ses animaux

Le travail quotidien des soigneurs du zoo d’Asson vient d’être récompensé par le label « Bien-être animal », décerné par l’organisme indépendant BEAG Certification.
Les soigneurs du zoo d'Asson posent dans les allées du parc après avoir reçu le label "Bien-être animal".
Passionné par la nature et les animaux, Luc Lorca élève une vingtaine de primates dès 1986, avant d’intégrer l’équipe du zoo de Beauval, puis de racheter le zoo d’Asson en 2001 avec sa cousine, Valérie Ramon
On travaille au service des animaux. La prise en compte de leur bien-être psychologique et biologique est essentielle…

 Le parc zoologique situé sur la commune d'Asson, dans les Pyrénées-Atlantiques, est l’un des premiers zoos privés de France. Créé en 1964, il regroupe environ 400 animaux d'une centaine d’espèces, sur 5 hectares. « C’était un zoo vieillissant, dans son jus et un peu désertique. Le challenge était d’améliorer les conditions de vie aux pensionnaires, en réalisant progressivement des travaux et en créant un véritable écosystème de biodiversité au milieu de champs de maïs », se souvient la co-gérante.

En seulement quelques années, les deux cousins multiplient leur participation aux programmes des espèces menacées et pour la biodiversité. En effet, en collaboration avec l'association zoologique d'Asson, le parc soutient des programmes de conservation de la faune et travaille à la sensibilisation du public à la nécessité de préserver la biodiversité.

Ce label prouve que nous avons su faire évoluer le parc dans le bon sens

Outre les grandes espèces emblématiques du Parc (tigre blanc, panthère des neiges, Panda roux, zèbres, ocelots...) le Zoo d’Asson a aménagé des espaces immersifs, faisant de la visite une expérience inoubliable pour toute la famille. « On travaille au service des animaux. La prise en compte de leur bien-être psychologique et biologique est essentielle dans notre métier, je ne pourrais pas m’imaginer ne pas le prendre en compte », explique Luc Lorca. Grimper, barboter, nager, détruire, se cacher, grignoter, creuser, courir… les espaces de vie sont conçus pour répondre aux besoins de chaque espèce et sont entretenus par le personnel du parc.

Et les efforts de l’équipe du parc viennent d’être salués. En effet, le Zoo d’Asson est l’un des premiers parcs zoologiques en Europe à recevoir le label « Bien-être animal ». « Le zoo d’Asson est une vieille institution, ce label prouve que nous avons su faire évoluer le parc dans le bon sens. Il récompense le travail quotidien d’une équipe de soigneurs animaliers et de notre vétérinaire, ça a un effet galvanisant », souligne-t-il.

Récompenser les bonnes pratiques et fournir des pistes d’amélioration

Décerné par BEAG Certification, celui-ci récompense la prise en compte et le respect du bien-être animal. Pour cela, elle se base sur une série de critères zootechniques, environnementaux, scientifiques, éthologiques et cognitifs (absence de faim, de soif, de malnutrition, de peur et de détresse, de stress physique ou thermique, de douleur, de lésions et de maladie, et la possibilité d’exprimer les comportements normaux de son espèce).

Cet audit nous a permis de faire un point et de soulever des évolutions potentielles, des projets d’amélioration dès 2023…

« Les inspecteurs sont venus réaliser un audit en plusieurs phases. Après avoir visité les installations du zoo, analysé les procédures, vérifié la nourriture des pensionnaires ainsi que sa provenance, les agents ont réalisé un audit des documents administratifs ainsi que le cahier de suivi vétérinaire », énumère le co-gérant du parc. 

Après avoir cette inspection, le zoo d’Asson a obtenu en avril dernier la note de 92 % (équivalent à « très bien ») et une nouvelle certification pour les cinq prochaines années. Un rapport détaillé a été remis aux deux gérants du site afin qu’ils puissent améliorer certains points.

« Cet audit nous a permis de faire un point et de soulever des évolutions potentielles, des projets d’amélioration dès 2023 afin d’améliorer le bien-être de nos animaux et l’expérience des visiteurs », note le co-gérant.

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