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Créateurs et passionnés – Pullin et ses boxers fun se mettent au vert

Le 08 Nov. 2019

A Hossegor, la marque de sous-vêtements, vêtements et accessoires, fondée par Emmanuel Lohéac, cultive une image branchée, décalée et écoresponsable…

Comme bon nombre de marques du textile ces dernières années, Pullin a notoirement réduit la voilure à l’international. Mais, elle n’en a pas pour autant perdu son imagination.


Toujours basée sur la zone Pédebert de Soorts-Hossegor, elle a retrouvé une taille humaine et semble vivre une nouvelle jeunesse.

Petits cœurs, parts de pastèque, têtes de mort, palmiers floridiens au couchant et bien sûr paires de noix de coco et de boules de pétanque : on connaît généralement la marque Pullin pour ses boxers « imagés » et colorés, même si ses collections s’étendent aujourd’hui bien au-delà des sous-vêtements masculins et féminins.

La production va ainsi des accessoires (draps de plages, ceintures, casquettes, etc.) à tous les types de vêtements (pantalons, chemises, doudounes, maillots de bain, etc.).


Cette année, la marque fondée et présidée par Emmanuel Lohéac fête déjà ses 20 années d’existence, avec à priori le retour d’anciens modèles à succès. Évidemment, les boxers restent la valeur sûre et le meilleur véhicule de l’activité.

Portés dans les années 2000 par Kelly Slater, Zinedine Zidane et Jean-Marc Barr ou plus récemment par le basketteur Rudy Gobert, ils lui ont toujours fait la meilleure des publicités. Et puis portés aussi par l’imagination de leurs créateurs, ces caleçons doivent encore être à l’origine d’assez franches rigolades parmi la trentaine de salariés de la marque, entre impressions de l’affiche d’E.T. et carrément de la « Liberté guidant le peuple » de Delacroix.


Un vaste programme socio-environnemental…

Aujourd’hui, Pullin réalise une dizaine de millions d’euros de chiffre d’affaires par an (9,3 en 2018). C’est certes deux fois moins qu’il y a 7 ans, mais la marque a su résister à la crise et faire le dos rond. Elle est toujours là et peut capitaliser sur sa bonne reconnaissance : sa page Facebook est toujours suivie par plus de 460.000 personnes…

Même si elle a réduit la voilure à l’étranger, où elle ne conserve des boutiques qu’à Hawaii et aux Pays-Bas, la marque Pullin conserve une bonne notoriété dans l’Hexagone.


Sans abandonner les principes qui ont fait son succès, l’entreprise a décidé d’accélérer en matière de RSE ces dernières années, avec un positionnement de plus en plus « eco-friendly » et sociétal, mais sans pour autant verser dans le « greenwashing ». La marque se contente de communiquer sur les initiatives de bon sens qu’elle a prises et sur le concret qui en découle. « L’industrie textile ne sera jamais 100% éco-responsable. Nous pouvons cependant révolutionner le secteur pour participer à la protection de notre planète », résume-t-elle.


Coton organique, production raisonnée et durable, réduction drastique du nombre de produits non destinés à la vente et voués à la destruction (passés de 10.000 à 400 grâce à la digitalisation des collections), participation à l’initiative Reforest’Action (avec déjà plus de 10.000 arbres plantés, Pullin est l’un des 40 plus gros contributeurs du programme) ou encore choix d’emballages en carton recyclable (9 tonnes de plastique en moins par an) : l’entreprise essaie d’actionner tous les leviers possibles en vue d’améliorations réelles. Et tente bien sûr de raccourcir au maximum son circuit de production, avec notamment des matières françaises et une confection portugaise déjà à l’origine de sa bonne réputation en termes de qualité.


Dans un registre plus sociétal, elle a organisé en juin dernier une vente caritative de ses anciens stocks destinés à la destruction, soit environ 30.000 pièces. Elle avait récolté 24.000 euros au profit de l’association Club Kiwanis d’Hossegor (aide aux enfants et opérations diverses) et de la Soraya Foundation, qui crée des aires de jeu pour enfants, organise pour eux des cours de musique et monte une école sur l’île indonésienne de Lombok. Vu sous cet angle, on pourrait se laisser tenter par l’écureuil qui fait du ski nautique…

Rendez-vous sur le site pull-in.com

Pour lire notre précédent article, c’est ici

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