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Créateurs et Passionnés

Clément Menet, Jules Friol et Eric Moquay

A Rabastens-de-Bigorre, ils reprennent le flambeau des Pâtés Brunet avec beaucoup d’ambition
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Ils vont continuer à s’appeler Pâtés Jean Brunet, mais de Brunet à la tête de l’entreprise, il n’y en a plus. Car un trio vient de succéder à l’emblématique Jean, constitué de Clément Menet, Jules Friol et d’Eric Moquay. Trois pros de l’agroalimentaire, qui ne manquent pas d’ambitions pour une marque emblématique de notre région.

Ce qu’il faut savoir…

BRUNETTout d’abord, un peu d’histoire, si vous le permettez. C’est en 1895 que l’ancêtre Louis Brunet crée sa charcuterie artisanale, reprise par son fils Henri.

Mais c’est dans les années soixante que le petit-fils Jean lui donne une vraie impulsion, en se concentrant sur la fabrication de terrines en pots de verre appertisés ou en boîtes.

Preuve de son succès, la marque devient « Jean Brunet » afin de la doter d’une forte identité et s’installe sur 8.000 m2 de bâtiments à Rabastens.

BRUNET 3Ne rêvons plus : l’époque où les ouvrières mettaient le pâté en pot à la main est révolu depuis longtemps. Aujourd’hui, pour répondre aux normes prophylactiques, ce sont des machines qui font le boulot, depuis le décageage de verrines jusqu’à l’étiquetage, en passant par les cuiseurs, hâcheurs, malaxeurs, doseuses, sans oublier les rayons X qui garantissent les normes.

Voilà pour l’entreprise, qui vend 17 millions de verrines chaque année, employant une quarantaine de personnes et réalisant un chiffre d’affaires de 11 millions d’euros.

brunet1Une boîte (si l’on peut dire) saine, enracinée, mettant à la vente des produits appréciés, voilà qui a séduit les trois repreneurs, Eric Moquay en tête, fort de son expérience en tant que directeur d’enseigne au sein de Bongrain et directeur commercial de Bahier (le leader sur le marché du boudin et le second sur celui de la rillette), qui assume désormais la direction générale de Jean Brunet.

À ses côtés, Clément Menet, chef d’entreprise et accessoirement maire de Vic-en-Bigorre, et Jules Friol, jusqu’alors consultant installé en Chine qui sera chargé sans surprise de l’export, qui représente pour l’instant 25 % des ventes.

Une nouvelle vie, sans doute plus dynamique, s’annonce pour nos pâtés. Mais franchement, Jean Brunet aurait pu choisir plus mal !

Informations sur le site Internet de l'entreprise Jean Brunet

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