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Mars Attaque à Pau : tous unis contre les préjugés

Du 30 mars au 18 avril 2026, la Ville et ses partenaires déploient un arsenal de sensibilisation pour briser les préjugés et célébrer l’inclusion à travers la culture, le sport et le débat.
Image de solidarité et de lutte contre les discriminations. Crédit photo : Freepik.Freepik
Lancé initialement en 2018, le dispositif Mars Attaque est devenu au fil des ans le baromètre de l’engagement solidaire de Pau.

Il ne s’agit pas d’une invasion extraterrestre, mais bien d’une conquête des cœurs et des esprits. Pour cette 9e édition, le programme s’intensifie avec une ambition claire : rendre visible ce que la société tend parfois à occulter.

En s'appuyant sur un réseau de partenaires locaux toujours plus dense, la municipalité transforme l'espace public en un laboratoire de la mixité sociale, où chaque citoyen est invité à déconstruire ses propres biais cognitifs.

Au-delà de l'animation, Mars Attaque porte un enjeu politique et social majeur pour l'agglomération paloise. Dans une société marquée par une polarisation croissante, ce dispositif réaffirme la volonté de la Ville de placer les publics vulnérables au centre des politiques publiques.

Il s'agit de transformer Pau en une « capitale humaine » où la laïcité, l'égalité femme-homme et l'inclusion numérique ne sont plus des concepts abstraits, mais des réalités vécues.

Le programme, qui s'étire jusqu'à la mi-avril, multiplie les formats pour toucher toutes les générations : des « bus qui exposent » aux conférences-débats en médiathèque.

En investissant les lieux de passage quotidien, Mars Attaque rappelle que la lutte contre le rejet de l'autre n'est pas une affaire de spécialistes, mais une vigilance collective de chaque instant.

Une offensive nécessaire pour que, dans la cité de Henri IV, la diversité demeure une richesse partagée.

Le jeu et l’échange comme armes de sensibilisation

Mars Attaque 2026 ne se contente pas de l'observation : le programme appelle à l'action et au mouvement.

L'un des temps forts de ce cru 2026 réside dans sa programmation artistique, pensée comme un vecteur d'empathie. L’exposition « Endonénette », installée aux Halles du 31 mars au 4 avril, propose une immersion saisissante dans le quotidien des femmes touchées par l’endométriose.

En mettant en lumière l’errance médicale et les tabous liés à la santé féminine, cet événement s’inscrit dans la thématique centrale de l’année : l’accès aux soins et la reconnaissance des pathologies invisibilisées.

Les échanges se poursuivront au Café de la Ciutat avec « Renaissance invisible », une exposition portée par les résidents du Pôle Migrants de l’OGFA.

Ici, le portrait devient un acte de résistance contre les discriminations liées aux origines, rappelant que derrière chaque statistique migratoire se cache une dignité à préserver.

En parallèle, le Centre Hospitalier des Pyrénées accueille « Bien dans ma PeAu », une série photographique célébrant les vingt ans de la loi de 2005 sur le handicap, montrant avec force que la différence n'est pas un frein à une vie citoyenne épanouie.

Le 3 avril, les planches de Bizanos vibreront au rythme d'un cabaret d'improvisation théâtrale mené par les Episcènes. Sur le thème de la santé, les comédiens transformeront les situations de discrimination vécues en scènes cathartiques, prouvant que l’humour reste l’un des meilleurs outils pour désamorcer les tensions sociales.

Le monde du travail, terrain fertile pour les inégalités, n’est pas en reste. La Cravate Solidaire propose notamment des ateliers interactifs pour identifier les mécanismes inconscients lors du recrutement.

Le 7 avril, c'est la Plateforme Inclusive du Béarn qui ouvrira ses portes pour une matinée d'échanges directs entre professionnels, familles et enfants en situation de handicap, afin de construire des parcours de soin plus justes.

Noémie Besnard

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