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L'INFO INCONTOURNABLELe défi énergétique du Shell Eco-marathon

Il règne depuis quelque temps une effervescence particulièrement studieuse du côté du circuit Paul Armagnac de Nogaro, et pour cause : une centaine d’étudiants d’Europe et d’Afrique du Nord participent à la prestigieuse compétition internationale Shell Eco-marathon.
Ligne de départ sur la compétition internationale Shell Eco-marathon.

« Il s’agit d’un événement mondial qui existe depuis 1985, depuis 2003 pour les véhicules à hydrogène, et 2011 pour les électriques. Les épreuves ont lieu en Europe, aux États-Unis et en Asie. Il s’adresse aussi bien aux collégiens qu’aux élèves en écoles d’ingénieurs, que l’on veut sensibiliser à la recherche et l’avenir énergétique » explique Rémi Ta ngoc, responsable communication Corporate Shell France. « Cette semaine, nous accueillons 38 équipes issues de 14 nationalités différentes, qui concourent dans la catégorie “ICE”, moteur à combustion essence ou hydrogène. Les 5 et 6 juillet seront destinés aux véhicules électriques. Ces étudiants viennent de toute l’Europe, mais aussi de Turquie, de Tunisie… ».


Leur mission ? Parcourir à bord de leur prototype le plus de kilomètres possible avec un seul litre d’essence. Le résultat d’un an de travail de longue haleine, de recherches, de doutes et de soulagement aussi pour ces élèves, qui apprennent par la même occasion à mener à bien un projet.


« Ils doivent d’abord constituer une équipe, puis définir leur projet, trouver des finances ou des partenaires techniques qui leur fourniront les éléments essentiels, construire ou améliorer leur véhicule de façon à ce qu’il soit le plus léger et aérodynamique, tout en restant conforme au cahier des charges. Cette dernière étape (la plus redoutée des participants, NDLR) n’est validée qu’après un rigoureux contrôle technique sur place, avant les essais »
, souligne de son côté Gilles Vanier, directeur technique du Shell Eco-marathon.

Ils doivent effectuer dix tours minimum, en moins de 38 minutes.


Une fois ces épreuves passées haut la main, en plus d’avoir déniché le, ou le plus souvent la pilote idéale (50 kilos minimum, pour un prototype qui affichera dans les meilleurs des cas une trentaine de kilos) rendez-vous sur le circuit.
Il faut avoir la taille d’une souris et la souplesse d’un chat pour s’installer au volant de ces prototypes. Et ne pas être claustrophobe, tant l’habitacle se referme au millimètre près sur l’heureux pilote !


« Ils doivent effectuer dix tours minimum, en moins de 38 minutes. Leur performance est alors calculée en fonction de ce qu’ils auraient parcouru avec un litre d’essence »
précise Rémi.


Cette année, le podium en catégorie ICE s’affiche en bleu, blanc, rouge, avec le Lycée Saint-Joseph La Joliverie de Loire-Atlantique qui termine premier des classements, avec 2 624 km/l, suivi du Centre de Formation Technique Airbus Helicopters (2 253 km/l), et de l’Université Toulouse III Paul Sabathier INSA (2 056 km/l).


À l’arrivée, pas de Coquillage d’or, d’argent ou de bronze pour les meilleurs, mais une expérience notable sur un CV, preuve d’une motivation sans faille qui ne manquera pas d’aiguiser l’intérêt des recruteurs.

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