Abonnez-vous
Publié le

PORTRAIT MYSTEREUne inconnue, assez connue et reconnue

Des indices à la pelle, des anecdotes et quelques secrets dévoilés, saurez-vous découvrir le nom de notre invitée mystère avant la fin ? Jouons…
Toile femme aux seins nu de Virginie Poeyto
C‘était une enfant hypersensible, qui avait la passion d’observer. Si elle parla tard, elle dessina tôt. Et hérita de Papa – qui caricaturait ses collègues, en cachette du chef d’atelier de Turbomeca – le don du dessin, art délicat. « Je suis la fille qui regarde », dit-elle et cette observation permanente n’est jamais par mégarde, plutôt son avant-garde.

Elle vit près d’un cimetière, qui ne l’effraie pas ; au contraire, elle lui voue un culte sympa. Il y a des âmes dans ces lieux-là.

Son deuxième salon est le Cinéma Le Méliès, avec tout le temps qu’elle y laisse.

La décroissance est son essence, adieu la télé et l’ordinateur, la voiture est devenue un van cosy zen, et elle file, libre comme l’air, avec une unique concession à la modernité, une tablette… pour pouvoir dessiner. « Je me suis séparée de pas mal de biens matériels, je n’ai pas grand-chose, je n’ai besoin de rien. » C’en est aérien.

Elle a, c’est récent, clin d’œil ultime à son regretté matou, des yeux vairons, et pour compenser, s’occupe désormais à sauver des pigeons…

Elle ne supporte ni la haine ni la jalousie, encore moins le racisme ou l’intolérance, ces rances et trop humaines déchéances.

Pour celle qui jongle avec les couleurs, en politique, sa palette va du vert au rouge, elle se définit comme « verte sociale », résolument partiale.

Elle demande : pourquoi faire des enfants, quand il y en a tant en quête d’amour, déjà faits, prêts à aimer ? Alors, sa presque fille a 20 ans, elle l’aime d’un amour au A géant, entêtant. Comme une vraie maman.

Elle est fan de Patrick Pelloux, l’urgentiste et chroniqueur, pour ses mots, ses convictions et ses écrits, qu’elle associe à ses révoltés cris. Mais aussi Anais Nin et son érotisme qui l’inspire à l’heure de créer, voilà un indice avéré. Les nouveaux contes froids, de Virgilio Pinera, mêlant humour noir et absurde la ravissent, je crois… Vrai que les situations absurdes, en général, la font marrer. Côté films, son préféré est « Portrait d’une jeune fille en feu », où chaque plan ressemble à une peinture, une œuvre d’art. Y a pas de hasard.

Elle peint et écoute de la musique, Barbara ou Serge Reggiani, c’est singulier. Barbara, en particulier, provoque de son artiste cerveau qu’il se mette à créer.

Elle vit tout à fond, ses passions, tout ce qui peut lui faire du bien. Elle le martèle : « Il faut vivre maintenant, aujourd’hui, ne pas attendre », sagesse à répandre.

Elle est la seule que je connais, à avoir demandé à être, dans son entreprise, rétrogradée ! De cadre, à être vivant sans être d’elle-même séparée. Ainsi, tout est imbriqué : un métier qu’elle aime de graphiste designer, mais une deuxième journée qui peut ensuite débuter, où elle ne fait que ce qui lui plait : du sport, de la comédie musicale, marcher, courir, manger de bonnes choses, et retour au Méliès, cinéma d’art et d’essai. La boucle n’est même pas bouclée, il y a tant à faire et à aimer.

Elle s’implique dans les associations artistiques, l’Art scène théâtre, pour ses cours de comédie musicale. Mais c’est aussi grâce à elle, au théâtre Saint-Louis, que vous trouverez votre place. « L’art et le théâtre, c’est important pour moi, pour les gens, pour partager des émotions et du spectacle ensemble, vivre la culture, l’aider, la porter, la partager ». On touche presque au mystique… Mystique ? Justement, elle pleure la disparition de son influenceuse à elle, Miss. Tic, envolée ce dimanche 22 mai vers des cieux plus graphiques. Pour revenir à notre mystérieuse du jour, elle est aussi impliquée dans l’association Pau de Peinture qui organise chaque année un grand concours de dessin à Pau. La seconde édition se tiendra en septembre. Sympathique.

Elle a créé Mémé et kiki, mais aujourd’hui, « Les casse-couilles d’Ossau » sont les favoris de son pinceau. Ainsi, elle donne parole au Pic du Midi d’Ossau, à travers Jean et Pierre. Ils ont un avis sur tout, et abusent des jeux de mots, les deux compères. Croquepaz et Papoul, autour d’un bon vin, lui donnent un coup de main, c’est assez cool.

Elle est connue pour sa série de tableaux « Les garde-côtes », de grands tableaux à l’acrylique, représentant des femmes nues à fortes poitrines, revendiquées, affirmées avec assurance et détermination. Elle en fit six, deux furent vendues, et les nichons lui manquent encore cruellement dans son salon, c’est mignon (ou couillon, c’est selon). Pourquoi ces femmes à l’expression si affichée qu’on en oublie leurs seins en forme d’obus ? Parce qu’elle voulait faire transparaître des expressions fortes à travers des traits simples et francs, presque nus, presque crus.

Avez-vous trouvé qui elle est ?

C'est bien sûr : Virginie Poeyto

Ma page Facebook généraliste d’artiste
La page des casses-couilles d’Ossau - Page Facebook de Mémé et kiki
Mon Linkedin - Profil Instagram

Succès

“Je viens de finir une expo à Meillon (64510), ce fut un succès : c’était super, j’ai rencontré de belles personnes. Comme quoi, même dans les petits villages, les gens se déplacent. Je n’ai pas encore eu le temps de prévoir d’autre expo. Il faudra me suivre sur ma page Facebook, Instagram ou Linkedin pour être tenus informés de la suite prochaine. »

Commentaires


Réagissez à cet article

Vous devez être connecté(e) pour poster un commentaire

À lire aussi