Le règlement communautaire imposant la compensation des locations saisonnières souffle sa première bougie. Et Biarritz ne lésine pas sur les moyens pour le faire respecter. « On ne va pas lâcher », martèle Maud Cascino, adjointe à l’urbanisme et à l’habitat.
En un an, 900 mises en demeure ont été adressées aux récalcitrants et trois dossiers sont déjà sur la voie judiciaire. Malgré les contestations portées devant le tribunal administratif, la municipalité tient bon.
Les effets commencent à se faire sentir : 135 propriétaires ont cessé leur activité de location touristique, tandis que 100 logements sont revenus sur le marché annuel. Cela peut paraître dérisoire, mais au final, ce sont 100 familles logées, insiste Maud Cascino.
Autre cheval de bataille : la location mixte, qui permet de loger des étudiants hors saison. 424 demandes ont été déposées, mais la Ville veille au grain. Des certificats frauduleux ont été détectés et invalidés.
Sur le front du logement social, Biarritz tente de répondre aux 5.000 demandes en attente. Plusieurs projets sont en cours, comme la résidence Marne Europe, qui proposera 34 logements locatifs sociaux d’ici 2026. Mais chaque initiative se heurte aux recours qui ralentissent, voire enterrent, les constructions. Une réalité qui met à rude épreuve la volonté municipale de rééquilibrer le marché du logement dans une ville où la tension immobilière ne faiblit pas.
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BATAILLE DU LOGEMENTBiarritz accentue la pression
Entre compensation des meublés de tourisme, lutte contre la fraude et développement du logement social, l’objectif est clair : rétablir un équilibre pour les habitants.

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